Erythrée : La chasse aux chrétiens continue
De nouvelles arrestations de chrétiens se sont déroulées la semaine dernière en Erythrée où la liberté religieuse se rétrécit de plus en plus.Le dimanche 19 août, dix chrétiens évangéliques, membres de l’Eglise du Plein Evangile ont été arrêtés alors qu’ils étaient réunis dans une maison privée de Kahawata, dans la banlieue d’Asmara, capitale de l’Erythrée. Ils ont été placés dans le poste de police N°2 d’Asmara où ils ont très certainement été torturés. Dix autres personnes, des femmes, ont également été incarcérées au Centre d’entraînement militaire de Wia (à l’est d’Asmara). Là, elles ont subi des tortures dans le but de leur faire renoncer à leur foi chrétienne.
L’Eglise catholique est également visée. Le 16 août, le gouvernement érythréen a ordonné à l’Eglise catholique de céder ses écoles, cliniques et orphelinats au ministère de l’Aide sociale et du Travail. Quatre évêques catholiques ont envoyé des lettres de protestation au gouvernement érythréen, lettres qui sont pour l’instant restées sans réponse.
Enfermés dans des conteneurs métalliquesPlus de 2000 chrétiens érythréens sont privés de liberté à cause de leurs croyances. La plupart sont des chrétiens évangéliques, mais également des pasteurs et des prêtres des églises légalement reconnues. Certains sont enfermés dans des conteneurs métalliques depuis des mois. Jusqu’à présent, personne n’est passé devant une instance judiciaire. Depuis 2001, seules les églises orthodoxe, catholique et luthérienne sont légales en Erythrée et, depuis mai 2002, toute personne surprise en train de pratiquer sa foi en dehors des lieux autorisés par le gouvernement est arrêtée, torturée et subit des pressions dans le but de lui faire abjurer sa foi.
Le gouvernement érythréen entend aussi contrôler l’église orthodoxe officielle et a destitué le patriarche Abune Antonios il y a un an et demi (janvier 2006). Il est depuis placé en résidence surveillée.
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