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Presse

Les chrétiens sont en danger

"Dans cinquante pays, y compris en Europe, qu'ils soient catholiques, protestants, coptes ou de toute autre communauté, les chrétiens sont pourchassés, privés de travail, emprisonnés, torturés, assassinés... c'est une insupportable réalité." Raphaël Delpard, auteur du livre La persécution des chrétiens dans le monde

Communiqué de presse

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Portes Ouvertes est une organisation internationale
qui soutient les chrétiens souffrant à cause de leur foi.
La mission est présente dans 60 pays.

Inde - 2009-09-07

Des milliers de chrétiens encore dans les camps en Inde

Camps de réfugiés en Orissa (Inde)


La mission Portes Ouvertes vient de lancer une pétition pour dénoncer les persécutions dont sont victimes les chrétiens de l’Etat d’Orissa en Inde et demander au gouvernement indien plus de justice envers cette minorité.

Parqués dans des camps : En ce moment même, 4000 chrétiens sont parqués dans des camps de réfugiés depuis plus d’un an après avoir été chassés de chez eux par des extrémistes hindous. Leurs tentes sont en train de pourrir sous l’effet conjugué de la chaleur et de l’humidité. Ils ne peuvent pas retourner dans leur village, ni dans leur champ.

Victimes de ségrégation : Les maisons et les champs qui appartiennent aux hindous sont marqués d’un foulard orange. Les autres biens, appartenant aux chrétiens, ont été livrés à la destruction et au pillage. Sur les 50 000 personnes déplacées, moins de la moitié sont retournées chez elles. Celles qui ont pu le faire se sont souvent vues refuser l’accès à l’eau, à l’électricité, et même l’accès aux commerces.

Victimes d’un chantage odieux : Aujourd’hui, des temples hindous ont été construits sur les ruines des églises et le règne de la terreur continue. Pour pouvoir retourner chez eux et récupérer leur terre, les déplacés n’ont d’autre choix que de se convertir à l’hindouisme.

Les responsables toujours pas inquiétés : Sur plus de 750 plaintes déposées dans les postes de police des districts de Khandamal et de Gajapati, une seule a abouti à une condamnation. Ceux qui sont appelés comme témoins devant la justice sont menacés de mort.

Il y a un an : Le 23 août 2008, le meurtre d’un dirigeant extrémiste hindou (revendiqué pourtant par des maoïstes) a déchainé une vague de violence antichrétienne de deux mois et demi dans au moins 13 districts de l’Etat d’Orissa, particulièrement celui de Khandamal. Cette vague a fait officiellement 120 morts, mais sûrement plus. En tout, 250 églises ont été détruites et 50 000 personnes ont été déplacées.

Les minorités de plus en plus stigmatisées : Le mois dernier, la commission des Etats-Unis sur la liberté religieuse internationale (US Commission on International Religious Freedom) a placé l’Inde sur sa liste de vigilance en raison de la « montée des violences commises envers les minorités dans ce pays ».

Cette année, l’Inde est passée de la 30 à la 22ème place de l’index des persécutions, la liste des 50 pays où les chrétiens sont le plus persécutés.

Bien que l’Inde soit une démocratie qui garantit la liberté de religion et se veut laïque, huit Etats indiens ont adopté des lois anti-conversion. Ces lois ont pour but d’empêcher les hindous de se convertir à une autre religion et sont utilisées par les extrémistes hindous pour atteindre leur but : faire de l’Inde une nation exclusivement hindoue.

On estime que les chrétiens représentent 2,3% de la population, les hindous 80,6 % et les musulmans 13,4%.

Cette information peut être reprise sous condition expresse de nommer la source : Portes Ouvertes