Iran : pas « d’ouverture » pour la liberté de religion

Alors que l’Iran semble s’ouvrir au reste du monde, le regard du régime sur la liberté de religion ne change pas. Dans ce pays, de nombreux chrétiens sont emprisonnés en raison de leur foi.

300px-cr-07-2015En Iran, il y aurait près de 450 000 chrétiens qu’ils soient assyriens, arméniens ou d’origine musulmane. Les chrétiens qui ont un arrière-plan musulman sont durement persécutés par le régime. Quand leur foi est découverte, ils doivent faire face à des menaces. En fonction de leur engagement dans leur église, ils pourront être interrogés, battus, emprisonnés. Le code pénal iranien ne punit pas l’apostasie, c’est-à-dire le fait de quitter l’islam pour une autre religion. Alors pour quel motif, ces chrétiens convertis peuvent-ils être condamnés ? Et bien sous d'autres chefs d’accusation, qui ne sont, en fait que des prétextes.

Actuellement on compte 92 chrétiens en prison en Iran soit parce qu’ils ont quitté l’islam pour le christianisme, soit parce que leur témoignage risquerait d’amener d’autres personnes à devenir chrétiennes. Un pasteur a, par exemple, vu ses charges alourdies de dix-huit chefs d’accusation dont celui de répandre la corruption sur terre, passible de la peine de mort. C’est pourquoi dans ce contexte oppressant, lorsqu’un chrétien est libéré, c’est un puissant encouragement pour la communauté chrétienne iranienne comme ce fut le cas le 28 juin 2015. Ce jour-là, Homayoum Shekoki a été libéré après quarante mois d’emprisonnement. Pendant cette période, sa famille ne pouvait plus lui rendre visite, ni lui parler. Aujourd’hui, libre, Homayoum remercie toutes celles et ceux qui l’ont soutenu dans la prière. Pour lui, il ne fait aucun doute que la prière est le moyen le plus puissant pour fortifier les nombreux chrétiens injustement emprisonnés à cause de leur foi dans son pays.