Tadjikistan : persécuté par son fils

Au Tadjikistan, un musulman radical persécute les membres d’une église fréquentée par son père.

150617cr300.jpgLe Tadjikistan est un pays d’Asie Centrale dont on parle peu en matière de liberté religieuse ! Pourtant celle-ci est durement mise à mal. Dans ce pays, 95% de la population se dit musulmane. Les chrétiens d’origine musulmane doivent parfois faire face à la haine dans leur propre famille. Mais la persécution vient principalement du gouvernement. Celui-ci verrouille étroitement la liberté de religion afin de préserver un maximum l’élite au pouvoir aux côtés du président Rahmon. Par exemple en mai 2015, les services secrets du pays ont essayé d’enrôler deux pasteurs afin d’obtenir des renseignements sur l’Eglise Tadjik. Depuis août 2011, toutes les rencontres de jeunes doivent se faire en secret. Les enfants et les adolescents n’ont pas le droit d’assister aux célébrations, ni d’être informés de la croyance de leurs parents. Le permis de construire une église ou d’organiser un rassemblement en extérieur est impossible à obtenir. Alors, les chrétiens s’organisent… C’est le cas de Saïd Aka, âgé de 57 ans. Cet homme de foi, ouvre sa maison depuis 10 ans aux chrétiens de son village pour célébrer un culte dominical. Hélas, depuis que son fils Alimjon a choisi de devenir un musulman radical, ces rencontres sont devenues impossibles. Un jour, des croyants venus chez Saïd ont dû faire face aux violentes menaces d’Alimjon. Aujourd’hui, les chrétiens de cette communauté ne savent plus où se retrouver pour louer Dieu. Saïd Aka est profondément blessé par cette situation. Portes Ouvertes invite les chrétiens du monde entier à prier pour cette communauté afin qu’elle trouve un lieu de culte mais aussi pour la protection de Saïd Aka et de son épouse face à la colère de leur fils, ainsi que pour ce jeune homme âgé de 27 ans.