Kenya : Réconfortée, elle réconforte

Gladys a perdu son mari en 2012. Deux ans plus tard, elle nous donne de ses nouvelles lors d’une interview accordée à Portes Ouvertes.

150513fr300.jpgEn mai 2012, le mari de Gladys, Benjamin, a été brutalement assassiné, ainsi qu’un autre chrétien, au Kenya  par une foule en colère, parce qu’ils organisaient une campagne d’évangélisation. Depuis lors, des collaborateurs de l’association Portes Ouvertes, ont rendu visite à Gladys à plusieurs reprises. Cette mère de famille a accepté de répondre à leurs questions. L’interview a été reconstituée en français. On écoute :

Gladys, en quoi le décès de Benjamin a-t-il changé votre vie, celle des enfants et celle de votre église ?

Il me manque chaque jour.  Pour les enfants, c’est pareil. Avec sagesse, il les accompagnait dans toutes les circonstances de leur vie. Encore maintenant, ils disent: «Papa disait...», ou «Si Papa était là...». Le pasteur aussi, on voit comme cela lui manque de ne plus avoir son ami, confident, ancien et compagnon de prière.
Comment avez-vous trouvé la force de pardonner à ses assassins? Etes-vous amère, en colère?

La nuit où c’est arrivé, j’étais hors de moi. Mais je savais que je devais me calmer et leur pardonner. J’ai dû demander à Dieu chaque jour la force de le faire et je l’ai reçue.

Beaucoup de chrétiens dans le monde ont prié pour vous, ont fait des dons et vous ont écrit. Quels ont été les effets de cette aide? 

Sans leurs prières, je n’aurais pas pu m’en sortir. Ces marques de sympathie m’ont fait voir l’amour de Dieu, et cela m’aide encore aujourd’hui.
Gladys souhaite un jour écrire un livre pour raconter son histoire. Elle espère alors que celui-ci encouragera de nombreux chrétiens. Pour l’heure, cette mère de famille a fondé un groupe d’entraide à destination des veuves chrétiennes afin de discuter et de prier. Elle explique : « Par mon témoignage de l’amour du Christ, je peux aider celles qui ont vécu des épreuves semblables. »