Éthiopie : « Face au mal, nous nous mettons à genoux et prions »

Wasihun avait 7 ans lorsqu’il a vu son père mourir devant lui en Éthiopie. La persécution continue mais le choix de ce jeune garçon est de lever les yeux vers Jésus-Christ.

Radio17-sem23-Ethiopie_460L’Éthiopie : dans cet État de la Corne de l’Afrique, les attaques envers les chrétiens semblent toujours plus nombreuses. Dernièrement des partenaires locaux de l’ONG Portes Ouvertes ont rendu visite à une famille durement éprouvée par l’assassinat de leur père. Le drame s’est déroulé en 2013 mais les stigmates de la persécution sont encore bien visibles. Motuma Kemede, un chrétien protestant évangélique a été assassiné sous les yeux de ses enfants et de sa femme. Les villageois lui reprochaient d’avoir quitté l’animisme pour devenir chrétien.

« Dieu sera notre Père »

C’est donc dans ce petit village de l’Ouest de l’Éthiopie, au milieu de la brousse que cette famille reçoit leurs invités. L’accueil est des plus chaleureux. Dès leur arrivée, Wasihun, âgé de 11 ans a couru vers eux. Ce jeune garçon avait 7 ans, lorsqu’il s’est accroché aux jambes de son père alors que les assaillants allaient le battre à mort. Aujourd’hui, âgé de 11 ans, il ne veut pas qu’on s’inquiète et il le dit : « J’étais dans un état de choc quand mon Père a été tué sous mes yeux mais Dieu nous a réconforté et nous a dit qu’il sera le père de chacun de nous (…). Depuis la mort de mon Père, Dieu nous a parlé de plus en plus et nous a assuré de son amour (…). Nous savons qu’il y aura toujours des gens pour nous provoquer mais lorsqu’on nous veut du mal, nous nous mettons à genoux et prions Dieu de nous donner de la patience. »

« Je n’ai que de la gratitude envers Dieu »

Même si la douleur est encore présente, toute la famille est profondément reconnaissante pour l’aide apportée. Buze, l’épouse du défunt, le souligne : « Votre présence a plus de valeur que toute autre chose pour moi. Cela m’a fait comprendre que j’ai des frères et des sœurs qui se soucient de moi. J’ai toujours de l’espoir parce que vous m’avez soutenue émotionnellement et vous m’avez aidée financièrement. Je vous remercie mes frères et sœurs car grâce à vous j’ai pu faire plus que survivre avec ma famille. Je n’aurais pas survécu avec mes neuf enfants. Que puis-je dire ? Je n’ai que de la gratitude envers Dieu qui a pris soin de nous. »

Légende photo : Bachu, Buze et Wasihun