Venezuela : le calvaire d'une enseignante

Au Venezuela, des enseignants ont été menacés de mort en raison de leur foi chrétienne.

Radio17-sem44-Venezuela-460Annabel est professeure dans une école technique publique au Venezuela. Cette enseignante explique qu’elle fait l’objet constant de harcèlement en raison de sa foi chrétienne : « On m’appelle "l’évangélique" de façon méprisante parce que je suis chrétienne. Ils disent que nous, les chrétiens évangéliques, sommes des charlatans et des menteurs ».

Menacés par la direction de l’école

Annabel est vénézuélienne. Jamais auparavant, elle n’avait expérimenté une telle violence verbale dans son pays natal. Mais depuis quelques années, elle et quelques-unes de ses collègues sont constamment menacées par la direction de l’école, par des collègues enseignants mais aussi par des groupes armés liés aux cellules de la guérilla et aux paramilitaires en Colombie. Annabel explique :

« En tant que chrétienne, je ne m’implique pas dans la politique et parce que je ne me plie pas à leur idéologie, ils me voient comme leur ennemie. Ils se disent athées et m’accusent de pratiquer un lavage de cerveaux auprès des étudiants, alors que je ne fais, tout simplement, que parler de la Bible avec eux. »

Des enseignants menacés de mort

Au cours de ces derniers mois, les menaces et intimidations contre cette enseignante et contre quelques-unes de ses collègues se sont multipliées. En juin dernier un groupe appelé « Front de libération Bolivarienne » a fait circuler un pamphlet exigeant le limogeage de 14 enseignants que le groupe qualifie de « traîtres à leur pays ». Dans ce communiqué, ce groupe a demandé à ce que les enseignants soient renvoyés sous les quinze jours faute de quoi ils seraient tous assassinés. Annabel ajoute : « Cela se passait en juin. Maintenant que la date limite est passée, nous vivons dans la crainte de ce qui risque de nous arriver à nous et à nos familles. »

Les maisons où vivent ces professeurs sont constamment sous la surveillance des membres d’un soi-disant « collectif ». Cette situation génère un climat de stress. Dans ce contexte, Annabel a su trouver du réconfort auprès de ses amis chrétiens. Elle explique : « Tous les membres de l’église nous ont beaucoup soutenus dans ces circonstances. Ils nous ont apporté un soutien moral énorme et nous avons tous prié constamment pour notre pays et pour une solution pacifique à tout ce que nous avons traversé. »