Ouzbékistan : Elle refuse de trahir ses frères

Askulu avait du mal à le croire. Pourquoi Dieu permettait-il qu’elle subisse un tel déshonneur ?

Askulu et son fils Polat, comme beaucoup dans la province autonome du Karakalpakstan, à l’Ouest de l’Ouzbékistan, se sont convertis après la fin de la Guerre froide et l’indépendance de l’Ouzbékistan. Il y a plus de chrétiens parmi les Karakalpaks que parmi les autres habitants de l’Ouzbékistan, mais la vie n’est pas facile pour eux, dans une région où ex-fonctionnaires communistes et religieux musulmans collaborent pour s’opposer à l’Eglise. Askulu en sait quelque chose… Lors du décès de son mari, les autorités locales ne lui ont pas permis de l’enterrer selon les traditions karakalpaks. Son mari n’était pas chrétien lui-même, mais les autorités ont pensé ainsi punir Askulu et son fils pour leurs activités chrétiennes, d’une façon particulièrement cruelle.

L’imam leur a interdit de participer au convoi funéraire, le cimetière refusa de leur louer une tombe… Finalement son mari fut enterré à la va-vite, en bordure du cimetière. Askulu et son fils ont été profondément blessés par ces mesures, qui touchent une notion difficilement compréhensible pour des Occidentaux, mais extrêmement importante en Asie centrale : l’honneur. Ne pas enterrer quelqu’un, c’est l’exclure, lui et ses proches, de la communauté, c’est leur signifier qu’ils n’ont aucune valeur, qu’ils ne sont pas dignes qu’on se préoccupe d’eux…

La police a dit à Askulu qu’elle pourrait immédiatement enterrer son mari si elle acceptait de dénoncer d’autres chrétiens. Mais elle a refusé de les trahir. L’œuvre de Dieu compte plus pour elle que son honneur.

Sujets de prière

  • Remercions Dieu pour la foi d’Askulu et de son fils, malgré cette épreuve
  • Prions que Dieu l’aide, elle et son fils à surmonter ce déshonneur
  • Prions pour les chrétiens de l’ombre karakalpaks