Violence meurtrière dans l’Etat d’Orissa

Le meurtre d’un leader nationaliste hindou vient de déclencher une nouvelle vague de violence dans l’Etat d’Orissa, à l’est de l’Inde. Saraswati a été assassiné le 23 août et ses partisans ont accusé les chrétiens du crime. La procession funéraire s’est alors transformée en émeute, entraînant la mort d’au moins 10 personnes, dont deux pasteurs. Les hindouistes, hurlant des slogans antichrétiens, ont mis le feu à un orphelinat catholique. Une religieuse a péri dans les flammes. Des enfants et un prêtre ont été sérieusement brûlés.

Les militants nationalistes s’en sont aussi pris à plus d’une dizaine d’églises et lieux de prière, incendiant près de 25 maisons appartenant à des chrétiens. Un homme souffrant de paralysie est décédé, brûlé vif car il n’a pas pu sortir de chez lui. Un pasteur a été attrapé et aspergé d’essence. La police a pu le délivrer avant que le feu ne soit allumé. Les policiers qui tentaient de s’opposer aux militants ont été blessés… On rapporte au moins un cas de viol d’une religieuse catholique et de nombreux cas d’agressions physiques contre les chrétiens. Ces derniers ont fui dans la jungle pour échapper à ces émeutes qui continuent aujourd’hui d’enflammer la région. Selon les premiers éléments de l’enquête, la police soupçonne un groupe maoïste d’être à l’origine du meurtre de Saraswati.

Les associations chrétiennes indiennes ont, quant à elles, condamné ce meurtre.