En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites. Voir notre utilisation des cookies. En savoir plus
Retour à la carte Retour à la liste
Oman
Dirigeant
Sultan Haïtham ben Tariq
Population
5,2 millions
Nombre de Chrétiens
185 000
Religion principale
Islam
Gouvernement
Monarchie absolue islamique
Taux de persécution
violence
0,9
vie ecclésiale
13,0
vie civile
12,5
vie sociale
10,3
vie familiale
13,5
vie privée
13,2
Oman

Les chrétiens d’arrière-plan musulman risquent d’être persécutés à la fois par la société et par leurs proches.

Oman a une position géostratégique entre le Golfe Persique et la mer d’Arabie. L’islam est religion d’État et la législation est fondée sur la charia. Les libertés d’expression, de réunion et d’association sont limitées et la liberté de religion ne peut s’exercer que dans le respect des coutumes et de la morale publique.

Situation des chrétiens

La plupart des chrétiens sont des immigrés. Beaucoup sont venus des Philippines, d’Inde et de pays occidentaux. Ils vivent dans les grandes villes comme Mascate, Sohar et Salalah.

Le niveau de persécution varie selon que l’on est un chrétien étranger travaillant dans le pays ou un autoch­tone converti au christianisme. Les chrétiens étrangers bénéficient d’une certaine liberté de culte à condition que leurs activités se déroulent dans les lieux désignés et qu’ils ne parlent pas de leur foi à l’extérieur. Cependant les lieux désignés sont trop petits pour servir à toutes les dénominations. Les services religieux sont surveillés.

Toutes les organisations religieuses doivent s’enregistrer officiellement auprès des autorités. Les chrétiens d’arrière-plan musulman subissent des pressions de la part de leur famille et de la société pour renier leur foi. Ils sont chassés de chez eux, ils risquent de perdre leur emploi, la garde de leurs enfants et leur droit d’héritage.

Taux de persécution par domaine

Le gouvernement a intensifié sa surveillance des chrétiens et de leurs activités. Il en résulte une augmentation de la pression dans la vie quotidienne. La conversion de l’islam au christianisme n’est pas criminalisée car elle n’est tout simplement pas reconnue par l’État: le converti restera donc considéré comme musulman, devra se marier selon les rites islamiques et ses enfants étudieront l’islam dans leur programme scolaire. La conversion entraîne néanmoins l’ostracisation et la fin de toute la sécurité sociale assurée par la famille. La situation des convertis explique le haut niveau de pression dans la vie privée et familiale.

Géographie de la persécution

La société demeure façonnée par une construction tribale. La dimension tribale ajoute au contrôle social et familial, en particulier dans les zones rurales. Une ville comme Mascate offre néanmoins aux convertis le luxe d’un certain anonymat.

Histoire de l'Église dans le pays

En 1507, les Portugais introduisent le catholicisme à Oman mais il disparaît rapidement. En 1889, des missionnaires protestants issus de l’Église Réformée d’Amérique ouvrent un hôpital dans la capitale. En 1841, l’Église catholique fait son retour et en 1977 la première église est construite à Mascate, la capitale.

Autres groupes religieux persécutés

Hindous, bouddhistes et musulmans non ibadis.