Le climat politique demeure instable et fragmenté. Dans les régions touchées par des conflits, les chrétiens, en particulier les convertis d’arrière-plan musulman et les non-orthodoxes, font face à une persécution grandissante. L’autorité du gouvernement fédéral, censé représenter la diversité culturelle et ethnique du pays, est contestée, dans un contexte de tensions communautaires et de défiance contre les institutions.
C’est un pays de diversité religieuse, mais aussi de conflits ethniques qui engendrent de l’insécurité. Dans ce contexte, les chrétiens, en particulier les convertis d’arrière-plan musulman et les non-orthodoxes, font face à une persécution grandissante. Le manque d’intervention du gouvernement les laisse isolés et sans recours.
• Des membres ultraconservateurs de l’Église orthodoxe dépeignent comme antipatriotiques les protestants historiques et évangéliques, et les convertis, alimentant stigmatisations et pressions à leur encontre.
• Les convertis d’arrière-plan musulman sont confrontés à la persécution de la part de leur famille, de responsables religieux, des autorités locales et des traditionalistes.
• Dans les zones de conflit, les chrétiens sont parmi les populations les plus exposées aux violences et aux déplacements forcés.
Aucun détail supplémentaire (dates, lieux, noms) ne peut être divulgué pour des raisons de sécurité.
Durant la période d’étude – 25 églises ont été incendiées, démolies ou pillées par des groupes armés dans les régions d’Oromia et d’Amhara. Les chrétiens subissent des agressions physiques et le matériel religieux est détruit. On observe aussi dans ces régions un accroissement des enlèvements de chrétiens avec demande de rançon. Fuyant les violences, des milliers de chrétiens deviennent des déplacés internes dans des camps de fortune.
«Depuis que je suis venue [au séminaire de soins de traumatologie de Portes Ouvertes], d’innombrables choses ont changé en moi Jésus était aussi haï, et il a aussi été chassé. Donc, ce que j’ai appris, c’est de me lier d’amitié avec ces gens. Nous avons besoin de savoir qu’ils ne nous aimeront pas, mais nous devons vivre pour eux.» – Desta (pseudonyme).
En Éthiopie, le risque de persécution des chrétiens varie selon les régions et les forces dominantes en présence. Dans des régions telles que la région d’Amhara, le Tigré et certaines parties de l’Oromia, la persécution de la part des Église orthodoxe éthiopienne (EOC) et des autorités est élevée. Les chrétiens sont confrontés à des menaces importantes dans ces régions en raison de leur décision de faire partie d’églises non traditionnelles, en dehors de l’EOC.
Ces régions sont des points chauds où les violations sont particulièrement graves. Dans certaines parties de l’est et de l’ouest du pays, l’oppression islamiste est plus répandue. La répartition géographique de ces violations met en évidence la nature complexe et variée de la persécution dans l’ensemble du pays.
Portes Ouvertes travaille par l’intermédiaire de l’église locale pour renforcer les chrétiens en Éthiopie avec des projets de leadership, de persécution, de survie, de formation et d’autonomisation économique.
Mai 2019 - Les membres de l'église évangélique «Mekane Yesus» de la ville de Robe dans l'État d'Oromia en Éthiopie, ont reçu l'ordre des autorités régionales de changer de lieux de culte.
10 février 2019 - Une foule armée de bâtons, de pierres et d'essence a lancé l'assaut contre 13 églises chrétiennes à Alaba, en Éthiopie. 26 personnes ont été blessées. De nombreux dégâts ont été répertoriés. Des bibles ont été brûlées.