En 2025, Jose et Sheeja Pappachan sont devenus les premiers chrétiens condamnés à 5 ans de prison par l’application de la loi anticonversion, tandis que le Rajasthan est devenu le 12e État adoptant une telle loi; c’est la transposition légale du narratif des hindouistes qui accusent les chrétiens de convertir de force les hindous. Ces limitations à la liberté religieuse, pourtant garantie par la Constitution, illustrent la tendance au nationalisme religieux, alors que la persécution des chrétiens explose depuis 2014.
Depuis l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi, reconduit en 2024, les attaques contre les chrétiens se sont multipliées. Des lois anti conversion existent dans onze États malgré la Constitution laïque. Des restrictions limitent les œuvres sociales des églises et les ONG chrétiennes, alors que depuis juin 2024 les membres du gouvernement peuvent rejoindre la milice hindouiste RSS.
Les extrémistes hindous répandent l’idéologie hindutva qui considère les chrétiens et les musulmans comme étrangers à la nation indienne, les exposant aux violences et aux discriminations.
Les plus persécutés sont les chrétiens d’arrière-plan hindou, qui subissent d’intenses pressions pour retourner à l’hindouisme.
Les nationalistes hindous organisent des émeutes pour intimider, attaquer, voire tuer des chrétiens.
«Les victimes de la violence trouvent des moyens de se rétablir et de retourner dans l’État de Manipur, mais les attaques et les meurtres constants ont réduit à néant tous les espoirs et toutes les opportunités. Des maisons sont incendiées, des vies innocentes sont perdues et des familles continuent d’être déplacées. Si la situation continue de rester la même, une autre vague de violence est attendue.» – Anjali Lhing (pseudonyme), partenaire de Portes Ouvertes, parlant de la violence dans l’État indien du Manipur.
Les convertis de l’hindouisme au christianisme font face à la persécution la plus dure. Ils peuvent faire l’objet de pressions pour revenir à l’hindouisme de la part de leur famille, de leur communauté et d’extrémistes qui mènent des campagnes de reconversion telles que Ghar Wapsi («retour à la maison»). Les convertis subissent fréquemment des agressions physiques et, dans certains cas, sont tués. Les dirigeants des églises de maison sont également la cible d’extrémistes et de violences collectives. La persécution contre les chrétiens tribaux, classés dans la catégorie des tribus répertoriées, s’est encore intensifiée. Les extrémistes hindous ont lancé la campagne de déréférencement contre les convertis tribaux pour les priver de leurs droits et privilèges.
Les partenaires locaux de Portes Ouvertes renforcent l’église en Inde en fournissant des bibles, une aide d’urgence, la persécution, la survie, la formation et des projets de développement communautaire et de subsistance.
Parce qu’ils refusent de financer un temple hindou, des chrétiens sont ostracisés par les villageois, exclus des rassemblements et des commerces.
Au Rajasthan, un durcissement de la loi anticonversion éveille la haine: à Jaipur, des extrémistes hindous ont fait irruption lors d’un culte et le pasteur a été arrêté.