La Constitution fait de l’islam la religion d’État. La charia interdit à un musulman de changer de religion. Les chrétiens, majoritairement chaldéens ou assyriens, sont désormais concentrés dans les cinq provinces du Nord du pays. Leur représentation politique, déjà faible, tend à s’amoindrir.
La Constitution fait de l’islam la religion d’État. Sous la loi islamique, les musulmans ne peuvent changer de religion, et les femmes musulmans ne peuvent épouser un non-musulman. Seules cinq des 19 provinces abritent officiellement des chrétiens. En 2024, la Cour suprême a réduit de six à trois le nombre de sièges réservés à la minorité chrétienne au Parlement régional du Kurdistan.
Les milices chiites soutenues par l’Iran, y compris le mouvement Babylone, sont la première source de pression pour les chrétiens.
Toutes les dénominations sont concernées par la persécution, la discrimination et les expropriations.
Dans une culture où l’honneur occupe une place centrale, les convertis d’arrière-plan musulman risquent d’être rejetés par leur famille, maltraités, si ce n’est tués.
Les lois sur le blasphème sont invoquées dès qu’une activité d’évangélisation est soupçonnée par les autorités. Les églises demeurent ainsi en état de vigilance constante.
1er avril 2025 – Alors que les communautés chrétiennes chaldéennes et syriaques célébrent Akitu (le Nouvel An assyrien) sur la place du marché de Duhok, un homme, influencé par l’État islamique, attaque les chrétiens à la hache. Il fait deux blessés graves avant d’être intercepté et arrêté.
«Les attaques contre les chrétiens se poursuivent : contre leurs compétences, leurs emplois, la saisie de leurs biens, [...] et une tentative d’effacer délibérément leur patrimoine, leur histoire [et] leur héritage religieux.»– Cardinal Louis Sako.
La plupart des chrétiens d’Irak résident dans les provinces du nord telles que Ninive, Erbil, Souleimaniyeh, Dohouk et le nord de Kirkouk. Il en reste peu à Bagdad et à Bassorah. La situation est particulièrement difficile pour les chrétiens du sud et du centre, où la plupart sont partis, à l’exception de petits groupes de convertis de l’islam et de quelques chrétiens issus de milieux non convertis.
Les violations contre les convertis, en particulier l’oppression islamique et clanique, sont plus fréquentes dans les zones arabes que dans les zones kurdes. Alors que les régions kurdes étaient autrefois plus tolérantes envers les non-musulmans, cette tolérance diminue en raison de l’influence croissante de l’islam conservateur, ce qui entraîne une pression accrue sur les convertis de l’islam.
Les partenaires locaux de Portes Ouvertes renforcent l’Église en Irak avec des formations, des soins en traumatologie, la distribution de Bibles et de livres chrétiens, des projets de subsistance et des microcrédits, de l’aide à la reconstruction de maisons et d’églises, et des secours en cas de crise.
Fin mars 2023 - un chrétien d'arrière-plan musulman condamné à six mois de prison pour blasphème.