Les affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes armés, qui contrôlent une grande partie du pays, conduisent à des déplacements massifs de populations. L’anarchie et l’impunité dominent. La situation continue d’empirer, notamment avec les violences du Soudan voisin. Les chrétiens sont souvent pris pour cible par des groupes anti-Balaka ou d’anciens membres de la Séléka.
Le coup d’État perpétré en 2013 par la Séléka, une milice majoritairement musulmane, a plongé le pays dans le chaos. La situation a encore empiré avec la déstabilisation du Soudan voisin, la volonté du président Touadéra d’amender la Constitution et la multiplication des combats impliquant les forces gouvernementales et de multiples factions rebelles. La capitale Bangui reste contrôlée par le gouvernement. L’influence du Rwanda et du groupe Wagner se fait aussi sentir. L’anarchie et l’impunité dominent.
L’absence d’une sécurité assurée par l’État, combinée aux tensions ethnico-religieuses, crée un contexte de vulnérabilité pour les chrétiens, soumis à une persécution continue de la part de groupes armés, d’autorités corrompues et de djihadistes.
Les chrétiens sont exécutés, enlevés ou contraints de rejoindre les groupes rebelles. Nombre d’entre eux sont exploités dans les mines. Les églises sont pillées ou détruites.
Les convertis d’arrière-plan musulman sont souvent battus et exclus de l’accès aux services de première nécessité, notamment aux soins de santé, à l’aide alimentaire ou à l’éducation.
Aucun détail supplémentaire, notamment les noms des victimes, ne peut être divulgué pour des raisons de sécurité.
26 octobre 2024 – Près de Kaga Bandoro, trois femmes appartenant à une communauté chrétienne, dont la diaconesse d’une église baptiste et une fillette de 11 ans, sont violées par des hommes appartenant à un groupe rebelle. Pendant 5 jours, elles sont détenues dans leur camp et sont esclaves sexuelles.
«Je demande à l'Église de prier pour moi afin que je trouve la paix du cœur. Et que ma foi soit renforcée.» - Pauline, une mère de famille centrafricaine qui a perdu deux enfants dans l'explosion d'une bombe.
La République centrafricaine (RCA) est un pays violent depuis une décennie, et cette année, le pays a gagné une place dans le classement. Le conflit entre les différents groupes armés s'est poursuivi et d'autres parties belligérantes sont apparues. L'instabilité et la violence n'en sont que plus grandes. Les chrétiens restent pris entre deux feux (et sont parfois pris pour cible), ce qui fait de la RCA un endroit extrêmement dangereux et violent pour les disciples de Jésus.
Portes Ouvertes travaille par l’intermédiaire de partenaires locaux pour soutenir les croyants en République centrafricaine par le biais de la persécution, de la survie, de la formation, des projets d’autonomisation économique et des soins post-traumatiques.
Jeudi 15 novembre 2018 - 40 personnes déplacées et 2 prêtres ont trouvé la mort dans l'assaut de la cathédrale d'Alindao et du camp de réfugiés de l’évêché, dans le Sud-Est de la Centrafrique.