Syrie : face à nos limites, la prière.

En Syrie, les chrétiens s’accrochent à la prière pour faire face à leurs propres limites.

300x200En Syrie, la guerre civile a déjà fait 220 000 morts. Près de 12 millions de personnes ont fui devant les violences, 4 millions sont parties à l’étranger, presque 8 millions sont déplacées à l’intérieur de leur propre pays. Derrière ces chiffres, il y a le quotidien de milliers de Syriens qui vivent sous les bombes. Tous les jours ils perdent des membres de leur famille, des amis, des connaissances. Dans un tel climat, on peut se demander comment les chrétiens tiennent-ils bon ? Et pourquoi certains restent-ils en Syrie au lieu de fuir pour sauver leur vie ?

Sarah, une jeune syrienne de 20 ans nous donne un éclairage, elle témoigne : “C’est la prière qui nous fait tenir. Je sais que, grâce à la prière, le Seigneur me protégera et prendra soin de moi. La prière fait bouger la main de Dieu. Quand je suis confrontée à une situation dangereuse, j’envoie un texto à mes amis pour qu’ils prient pour moi.”

Une confidence qui va dans le sens d’Edward, un pasteur de Damas. Il explique : « Ce n’est pas par notre propre force que nous sommes ici. C’est l’intervention de Dieu dans nos vies. Vos prières nous encouragent. A travers elles, nous pouvons encourager les autres. »

Face à des situations qu’ils n’auraient jamais imaginées au début de la guerre, il y a plus de quatre ans, beaucoup de chrétiens confrontés à leurs propres limites d’ordre psychologiques émotionnelles ou même physiques constatent une intervention divine dans leur vie. Celle-ci leur donne le moyen de persévérer et de vouloir vivre l’Evangile au cœur de la tourmente. Parfois, ce sont mêmes leur perspective du conflit qui est renouvelée, comme ce pasteur de Damas qui confie à Portes Ouvertes : « Nous pouvons dire que, pour tous les pasteurs qui restent en Syrie, ce n’est pas un sacrifice mais un privilège ».