« Nous ne voulons pas nous venger »

« Dieu ne veut pas que nous gardions rancœur. Ce qui est passé, est passé. Même si le gouvernement craint de nouveaux éclats de violence, il n’y a plus de danger dans nos communautés. Car nous ne voulons pas nous venger. »

L’homme qui tient ces propos vient de passer 12 ans de sa vie en prison pour un crime qu’il n’avait pas commis. Gomez Perez a été libéré en août dernier, comme 20 autres chrétiens qui comme lui avaient été injustement accusés du massacre d’Acteal au Chiapas en 1997 et condamnés à de lourdes peines.

«Pendant notre séjour en prison, chacun a perdu quelqu’un ou quelque chose : épouse, enfant ou maison. Mon fils Juan Carlos de trois ans est mort dans un accident de bus alors que ma famille venait me voir à la prison. C’était très dur à vivre, mais je vois que j’ai eu raison de faire confiance à Dieu».

Aujourd’hui, ces 20 hommes sont libres et aspirent à une vie normale avec leur famille, mais le gouvernement mexicain refuse qu’ils retournent dans leur village à Acteal. Des maisons leur ont été attribuées dans la région de Tuxtla. Bien que ces maisons soient plus agréables que la prison, les conditions de vie y sont difficiles et après douze ans, les libérés rêvent de revoir les montagnes vertes du Chiapas. « Lorsque je suis sorti de prison, je n’imaginais pas que je serai coincé à mi-chemin de chez moi !» déplore Gomez.

Les ex-prisonniers se sont vraiment sentis portés par les prières et ils veulent remercier les chrétiens du monde entier. Ils sont reconnaissants de tout ce que Dieu a fait pour eux. Sur les 18 chrétiens libérés, seuls 5 étaient chrétiens lors de leur arrestation. Les autres se sont convertis en prison. Gomez et les autres prisonniers libérés prient pour les chrétiens d’Acteal toujours en prison. La Cour révise le cas de 31 autres accusés reliés au massacre, et six autres vont être rejugés.

Sujets de prière

  • Remercions Dieu pour la libération de ces 20 chrétiens
  • Prions pour qu’ils puissent retrouver une vie normale
  • Prions Dieu pour la libération des autres prisonniers innocents d’Acteal