La course à la liberté d’une femme courageuse

De bureaux en bureaux, de bonnes nouvelles en moments de désespoir, le marathon d’Aygul, mère de quatre enfants et enceinte du 5ème pour délivrer son mari de la prison et le conduire en sécurité.

300x200-cdf.jpg"Cette fois-ci c’est sérieux. Contacte le plus de monde possible. Raconte-leur ce qui m’arrive."

Ce sont les derniers mots qu’Aygul a eu de son mari au moment de son arrestation, elle restera 6 jours sans aucune nouvelle de Makset.

 

Une situation complexe…

Aygul et Makset sont des chrétiens ouzbeks.

Recherchés dans leur pays pour leurs activités religieuses, ils se sont réfugiés au Kazakhstan en 2007. En 2009, l’agence des réfugiés de l’ONU leur octroie le statut de réfugiés.

Malgré tout, l’Ouzbékistan réclame Makset, ce qui explique son arrestation par le Kazakhstan qui doit décider s’il sera renvoyé dans son pays, comme l’exige le gouvernement ouzbek, ou s’il pourra bénéficier du statut de réfugié comme le recommande l’ONU.

… et le temps joue contre elle !

Aygul sait que s’il est extradé, c’est la détention dans les pires des conditions qui l’attend.

En larmes, elle essaie de joindre au téléphone tour à tour, l’agence locale de l’ONU pour les réfugiés, les membres de leur église et leurs amis chrétiens dans toute l’Asie Centrale.

Comme la représentation locale des Nations Unis n’a pas les moyens de lui fournir un avocat, elle se tourne vers leurs amis chrétiens qui se cotisent et trouvent un avocat russe spécialisé dans la défense des réfugiés au Kazakhstan.
Devant ses doutes Aygul affirme : " Nous croyons en Dieu et Il nous aidera"

Heureusement, Makset a pu se procurer un téléphone pour rester en contact avec Aygul. Les Nations Unies leur proposent l’asile dans un pays où ils seront en sécurité et ils acceptent mais il faut que le Kazakhstan relâche Makset et le laisse partir.
Aygul prie et multiplie les démarches.

Mais Dieu répond à ses prières

Le 7 novembre, elle reçoit un premier exaucement : la Suède accepte de les recevoir.

" J’étais tellement reconnaissante envers Dieu, mais je ne pouvais rien dire, même à mes enfants ! " se souvient-elle. Mais il faut maintenant que Makset soit libéré.

Les semaines passent sans nouvelles, Aygul crie son désespoir à Dieu. Et Dieu répond.

Aygul apprend que Makset va être libéré, puis, dans une véritable course contre la montre, elle obtient son visa de sortie et celui des enfants et s’arrange pour que Makset, enfin libre, soit conduit directement à l’aéroport.
Ce n’est qu’une fois installée dans l’avion avec sa famille qu’elle peut enfin respirer.
Elle avait prié pour que la famille soit réunie pour Noël. Et Dieu a répondu.

Légende photo : Makset et Aygul en 2006