Nigeria : «Je réalise que je ne suis pas seule»

Depuis deux ans, la vie de Deborah est un chemin douloureux. Mais ces épreuves ne font que renforcer sa foi : « Je suivrai Jésus aussi longtemps que je vivrai. C’est Sa grâce qui me permet d’avancer, Il m’aime et ne m’abandonnera jamais. ».

300-Deborah-NigeriaEn avril 2013, le groupe extrémiste Boko Haram avait tué son mari et enlevé ses deux petites filles de 7 et 9 ans. Trois mois plus tard, des membres de ce groupe étaient revenus pour tuer son dernier fils. Depuis, une requête habite le cœur de Deborah: « Seigneur, révèle-moi si mes filles sont encore en vie pour que je puisse sourire un instant ! ». Suite à ces meurtres, elle a subi des menaces et des pressions de son voisinage. Sa famille la harcèle pour qu’elle revienne à l’islam. Ne se sentant plus en sécurité, elle a quitté sa maison et s’est installée dans un appartement. Mais, chaque mois, elle se demande comment elle va régler le loyer. Portes Ouvertes lui vient en aide comme à plusieurs autres veuves dans le pays. Leur nombre a explosé et chaque histoire est dramatique.

Récemment, nos collaborateurs ont rendu visite à Deborah malgré les risques encourus dans cette région. Par mesure de prudence, ils ont renoncé à lui apporter les 20 kg de lettres que les chrétiens lui avaient écrites. Ils ont expliqué à Deborah que des centaines de personnes la portaient dans la prière. Très émue, elle a exprimé sa reconnaissance: « Je ne suis pas digne de toute cette attention mais je comprends maintenant pourquoi je garde la paix. Je réalise que je ne suis pas seule. Cet amour m’aide à continuer et m’encourage à vivre pour Christ. Le Seigneur bénira ceux qui prient pour moi. »

Merci à toutes celles qui ont pris le temps de lui écrire, vos lettres lui seront acheminées dès que possible.