Selon les chiffres officiels de l’ONU, 10 femmes sont tuées toutes les heures dans le monde à cause de leur sexe, soit 85.000 femmes par an. Un triste constat en cette la Journée internationale des droits de la femme, célébrée le 8 mars.

Pour les femmes chrétiennes en Asie centrale, les discriminations et violences qu’elles vivent au quotidien sont aggravées par la persécution liée à leur foi.

Sous la menace de violences multiples

Dans de nombreux pays d’Asie centrale, la culture patriarcale est très présente. Les responsabilités et les ressources sont ainsi généralement confiées aux hommes, tandis que les femmes s’occupent des tâches domestiques.

En Afghanistan, les femmes ne peuvent par exemple pas travailler sans l’accord d’un tuteur masculin, généralement le père ou le mari. Elles sont donc dépendantes du chef de famille et sont exclues de la société. Cette exclusion les rend invisibles et leur ôte leur voix.

Pour les femmes qui ont choisi de suivre Jésus, elles sont encore davantage discriminées. Celles qui proviennent d’un arrière-plan musulman sont considérées comme des traîtres à leur religion, leur peuple et leur patrie. Elles subissent alors une double oppression : pour leur sexe et pour leur foi.

Selon Rolf Zeegers, analyste pour Portes Ouvertes, les femmes chrétiennes sont «exposées aux enlèvements, à la séquestration au domicile, aux mariages forcés et aux répudiations. Elles perdent le droit de garde de leurs enfants et sont victimes de violences physiques et verbales». Certaines sont même victimes de violences sexuelles (y compris au sein du mariage).

Soutenir, restaurer et équiper

C’est pourquoi les partenaires de Portes Ouvertes en Asie centrale offrent à ces femmes des séminaires, des soins post-traumatiques et de l’aide d’urgence financière et alimentaire. Tout ce soutien est une bouée de secours indispensable pour nos sœurs.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les partenaires de Portes Ouvertes ont organisé des rencontres entre ces femmes. Par vos dons et prières, nous avons pu leur manifester l’attention que Dieu leur porte. Ces rencontres les ont encouragées car elles ont pu partager ce qu’elles vivaient.

Pour ces femmes, ces moments sont des occasions de percevoir l’amour de Dieu pour elles. Malgré la persécution, la souffrance et le rejet, Dieu les voit et prend soin d’elles. À l’image d’Agar, maltraitée et chassée dans le désert, qui reçoit de la visite de l’ange de l’Éternel. Elle dit alors: 

«Tu es le Dieu qui me voit.»
(Genèse 16:13)

Les femmes ont également eu l’occasion de participer à un séminaire sur la guérison des blessures intérieures. L’une des participantes a pris la parole: «Pendant de nombreuses années, je n’ai pas pu pardonner à mes frères de m’avoir fait tant de mal, surtout lorsque je suis devenue croyante. Ils m’ont battue à cause de ma foi en Jésus-Christ. Pendant cette formation, j’ai pu leur pardonner et laisser mon passé derrière moi. J’ai pardonné parce que Christ m’a pardonné mes péchés.»

Grâce à votre soutien, ces femmes découvrent d’autres options que celle de subir la violence et la persécution. Elles s’équipent, guérissent, développent des compétences, apprennent un métier, grandissent dans la foi. Elles comprennent qu’elles ont part au Royaume de Dieu, et que Dieu les voit et les aime.