Récemment, plus de vingt femmes chrétiennes ont eu la possibilité de se réunir dans le sud-ouest de la Chine pour un temps de repos, de renouvellement et de communion.

Toutes ces femmes ont un point commun: elles sont l’épouse d’un responsable chrétien engagé auprès de communautés composées de minorités ethniques. Aux côtés de leurs maris, elles endurent la pression de la persécution.

Le poids qu’elles portent

Ces femmes endossent de nombreuses responsabilités. Alors que leurs maris sont souvent absents pour le ministère, elles s’occupent des enfants et des personnes âgées, gèrent le foyer ou accueillent des réunions. Elles sont des piliers pour leurs familles et leurs églises.

Pourtant, elles ont rarement l’occasion de prendre soin de leurs propres besoins spirituels, émotionnels et physiques – d’autant plus dans un contexte de persécution.

«Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et je vous donnerai du repos.»
(Matthieu 11:28)

Jenny (pseudonyme), notre partenaire locale qui travaille parmi les minorités ethniques en Chine, explique: «Ces femmes servent les autres, mais leur propre fatigue, leurs faiblesses et leurs interrogations passent souvent inaperçues et restent sans soutien. Cette retraite veut répondre à ce besoin en leur offrant un espace de repos, d’encouragement et de renouvellement en Dieu.»

Des «aides glorieuses»

La rencontre, placée sous le thème «Aides glorieuses» et soutenue par Portes Ouvertes, a commencé par un temps de méditation. 

Ce temps leur a permis de prendre conscience de leur identité en tant que filles bien-aimées de Dieu, même au milieu de la persécution et du rejet. Elles ont été profondément touchées par cette vérité: leur valeur ne dépend ni des circonstances ni du regard des autres, et leurs sacrifices invisibles aux yeux des humains brillent aux yeux de Dieu.

«Cette retraite m’a fait me sentir acceptée et aimée.»
— Lan

Jenny partage avec joie: «Dans les cultures de certaines minorités ethniques, les femmes ont un statut inférieur. Même si elles se donnent énormément pour leur famille et pour le ministère, leur estime d’elles-mêmes reste souvent faible. C’est encourageant de voir ces femmes accepter leur rôle “d’aides glorieuses”, marchant aux côtés de leurs maris, et les soutenant dans le ministère et dans la vie quotidienne.»

Un temps de reconnaissance

Pour beaucoup, c’était la première fois depuis des années qu’elles se sentaient réellement vues, comprises et sincèrement entourées.

Lan (pseudonyme) a confié, profondément émue: «À cause de la surveillance des autorités locales, je me sens souvent seule et sur la défensive. Mais cette retraite m’a fait me sentir acceptée et aimée, et j’ai aussi trouvé des collègues avec qui servir.»

Ying (pseudonyme) essuyait ses larmes: «En tant que responsables d’église, mon mari et moi portons le poids de la solitude et de la pression lorsque notre église subit des attaques répétées. Mais ici, je me sens en sécurité, comprise et entourée. Mon corps et mon âme ont enfin pu se reposer…»

S’édifier les unes les autres

Leurs témoignages font écho au verset 11 de 1 Thessaloniciens 5:

«C’est pourquoi encouragez-vous les uns les autres et édifiez-vous mutuellement, comme vous le faites déjà.»

Durant cette retraite, ce verset a pris vie: chaque femme fortifiait l’autre par la prière, la communion et le partage des fardeaux. C’était une expression concrète de croyants s’édifiant les uns les autres en Christ.

Jenny conclut avec émotion: «Nous sommes vraiment bénies. Nos sœurs ont été renouvelées, dans leur cœur comme dans leur corps.»

Ce sont vos dons et vos prières qui ont permis à ces sœurs en Christ de se retrouver et de méditer sur leur importance aux yeux de Dieu. Dans les pays où la valeur des femmes tend à être effacée, celles qui suivent Jésus ont plus de risques d’être invisibilisées. Grâce à votre soutien, elles ont réalisé que leurs actions et leur souffrance ne sont jamais oubliées par Dieu. Merci pour elles!

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