Retrouver force, dignité et autonomie
Portes Ouvertes travaille dans le monde entier pour fortifier et soutenir les femmes persécutées selon leurs besoins spécifiques par différents projets:
- Retour à l’emploi: Formations professionnelles et lancement d’activité économique (couture, commerce, boulangerie…).
- Groupes d’entraide: Lancement d’un plan d’épargne commun par un groupe de femmes afin de subvenir à leurs besoins; les femmes deviennent également des soutiens psychologiques et spirituels les unes pour les autres.
- Alphabétisation: Cours de lecture, écriture, mathématiques et rudiments de santé pour les femmes de milieux extrêmement défavorisés afin de sortir du cercle vicieux de l’illettrisme et de la pauvreté.
- Aide d’urgence: Distribution de nourriture, vêtements, médicaments aux femmes ayant tout perdu ainsi qu’à leur famille.
- Accompagnement post-traumatique: Prise en charge d’urgence ou suivi de long terme, et formations de conseillers chrétiens au sein de centres spécialisés.
- Présence*: Accompagnement du cheminement spirituel, encouragement et prière.
- Formation bibliques*: Cours de disciples, conférences chrétiennes, formation de groupes de prière…
Je soutiens les femmes de manière pratique
Je donne pour la formation de disciple*
Avec votre aide, nous prévoyons de venir en aide à 2.400 femmes chrétiennes persécutées dans 11 pays (non nommés pour des raisons de sécurité).
Par exemple:
- Avec 75€, vous permettez à une femme de participer à une conférence chrétienne* pour fortifier sa foi.
- Avec 100€, vous formez une femme à la gestion d’un plan d’épargne commun et lui permettez d’intégrer un groupe d'entraide.
- Avec 260€, vous apportez une aide vitale et pratique à une famille.
*Les projets «bibliques» (de formation de disciple, à caractère spirituel) n’ouvrent pas droit à la déduction fiscale.
Comment les femmes chrétiennes sont-elles persécutées à travers le monde?
Dans de nombreux pays, la souffrance des femmes chrétiennes est multipliée par deux. Les normes sociales et culturelles leur donnent déjà moins de valeur. Lorsqu’une femme décide de suivre Jésus, elle en paye un lourd tribut. Cela peut signifier la fin de son mariage, la perte de ses enfants, son héritage et sa communauté. La honte, le rejet et les abus sont utilisés comme des armes de persécution.
Sur la base de cinq années de recherche pour l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens (de 2019 à 2024), nous avons identifié les cinq principales formes de souffrance des femmes en raison de leur foi et de leur sexe dans notre monde actuel.
L’idée d’être forcé(e) par sa famille ou sa culture à épouser quelqu’un peut sembler archaïque, mais c’est une pratique inquiétante et courante dans le monde entier, souvent utilisée pour persécuter une jeune fille ou une femme pour sa décision de suivre Jésus. Le mariage forcé est l’une des tactiques de persécution les plus courantes que subissent les femmes en raison de leur foi.
Le mariage forcé peut être utilisé pour éviter qu’une femme ne déshonore sa famille en quittant la religion familiale et pour l’empêcher de vivre sa foi. Elle doit alors notamment suivre Jésus en secret, ne peut pas rencontrer d’autres chrétiens ou élever ses enfants en tant que chrétiens.
Les femmes qui résistent à la pression du mariage risquent de subir des conflits importants et même d’être assignées à résidence.
La violence sexuelle est également l’un des moyens de persécution les plus répandus à l’encontre des femmes chrétiennes. En Afrique subsaharienne, la violence physique est la principale arme utilisée contre les hommes lors d’une attaque extrémiste, tandis que la violence sexuelle contre les femmes et les filles est très répandue.
En Égypte, au Pakistan et dans d’autres pays où les femmes chrétiennes sont considérées et traitées comme des citoyennes de seconde zone, nos équipes et nos partenaires locaux continuent de faire état de violences sexuelles, souvent commises par de petits groupes de membres de la communauté ou par des extrémistes, afin de mettre en garde les autres chrétiens, d’intimider et de susciter la peur.
Les femmes chrétiennes subissent également des violences physiques. Des années de rapports et de données montrent que là où la persécution des chrétiens est déjà répandue, les situations de forte violence peuvent créer de nouvelles opportunités.
Si les convertis, hommes et femmes, subissent des pressions si leur foi est découverte, les femmes converties sont plus vulnérables à la violence domestique, ce qui les soumet à une pression extrême pour qu’elles abandonnent leur foi en Jésus.
Les femmes et les jeunes filles sont soumises à une pression énorme derrière les portes closes. Si cette tactique ne laisse pas de cicatrices physiques, l’intimidation, les menaces, les critiques et l’isolement peuvent causer des dommages irréparables.
Lorsqu’une femme quitte la religion familiale pour suivre Jésus – et qu’elle est découverte – la conséquence la plus immédiate de ce qu’ils considèrent comme une «trahison» est le rejet ou le contrôle de sa famille. Si elle est mariée, elle peut être expulsée de son foyer et perdra probablement la garde de ses enfants. De nombreuses femmes dans cette situation risquent de se voir imposer un divorce forcé. Si elle n’est pas mariée, elle peut être assignée à résidence, isolée des membres de sa famille ou confinée dans une pièce où elle n’a pas grand-chose à manger.
Sans avertissement, des groupes de femmes peuvent être soudainement enlevés lors d’attaques extrémistes contre leurs communautés ou individuellement lors d’enlèvements clandestins. Ces enlèvements sont dévastateurs pour les personnes concernées et ces tactiques sont couramment utilisées comme arme contre les communautés chrétiennes.
Souvent, l’enlèvement et le mariage forcé vont de pair. Les femmes enlevées risquent la mort, l’esclavage (sexuel et physique) et le mariage forcé avec leurs ravisseurs.
Il est difficile d’exagérer l’impact de cette menace sur l’Église. Les familles, les communautés et les églises sont gravement affaiblies lorsque des femmes et des jeunes filles sont enlevées, même si elles sont ensuite libérées ou retrouvées. Les femmes et les jeunes filles qui ont été mariées de force, qui sont enceintes ou qui ont survécu à une agression sexuelle peuvent être confrontées à des répercussions durant le reste de leur vie, notamment la honte, la stigmatisation et le rejet familial ou communautaire.