Il y a un an, un séisme dévastateur frappait le Myanmar. Au cœur de cette tragédie, des églises ont trouvé des occasions de partager l’amour de Dieu, transformant une catastrophe en un témoignage de foi et de solidarité.
Il y a un an, deux puissants séismes ravageaient le Myanmar (Birmanie). L’épicentre du tremblement de terre a frappé la région de Sagaing, provoquant destruction et souffrance. Mais à travers cette tragédie, une porte s’est ouverte pour partager l’amour de Dieu.
Un pasteur pris par l’incertitude
Le 28 mars 2025, alors que le pasteur Joshua, un partenaire de Portes Ouvertes, animait une formation sur la préparation à la persécution dans un village reculé, un villageois, Lin (pseudonyme), est arrivé en urgence pour annoncer la catastrophe. Le pasteur a immédiatement essayé de joindre sa famille à Mandalay.
«Quand j’ai entendu parler du tremblement de terre, j’étais terrifié, se souvient le pasteur Joshua. J’ai essayé d’appeler ma femme, mais l’appel n’a pas pu aboutir. J’ai essayé d’appeler d’autres membres de la famille… Pas de réponse. Les lignes téléphoniques étaient coupées. Je ne pouvais plus continuer à animer la formation de préparation à la persécution.»
Après plus de 24 heures de tentatives infructueuses, il a enfin pu les atteindre: sa famille était saine et sauve, bien que la ville ait été dévastée.
Continuer malgré la crise
Au cours des jours suivants, le pasteur Joshua a continué d’animer la formation dans trois autres villages. Il savait que les croyants avaient besoin d’encouragement et de renforcement spirituel, surtout que de nombreuses églises dans les villages reculés étaient devenues isolées depuis le coup d’État.
«J’enseignais sur les tempêtes (la persécution), et la Parole de Dieu m’a encouragé de l’intérieur. J’ai réalisé que Dieu avait un but à travers cette catastrophe.»
— Joshua
De retour auprès de sa famille, Joshua a tendu la main aux personnes blessées ou dont les maisons avaient été endommagées par le tremblement de terre. «Pendant des semaines après le tremblement de terre, des secousses ont continué. Beaucoup de gens avaient trop peur de dormir à l’intérieur et sont restés dans les rues sous la pluie et le froid, sans tentes ni abris.»
Solidarité entre les églises locales
Les églises locales du Myanmar se sont unies pour soutenir les survivants du tremblement de terre, tandis que les partenaires locaux de Portes Ouvertes ont été sur place pour évaluer la situation et secourir les croyants. Des sessions quotidiennes de partage ont été organisées pour que les victimes du tremblement de terre puissent se retrouver.
Daisy Htun (pseudonyme), un partenaire local, explique: «Ces rencontres ont aidé les croyants à exprimer leurs peurs. En partageant et en écoutant les autres, ils ont commencé à se comprendre et à se soutenir mutuellement, ce qui les a aidés à faire face au traumatisme.»
Briser des murs spirituels
Le Myanmar est un pays bouddhiste, avec une religion profondément ancrée dans la culture, les traditions, le mode de vie et la façon de penser des gens. Le tremblement de terre n’a pas seulement détruit de nombreux bâtiments religieux, mais a aussi abattu des murs et des forteresses spirituelles, modifiant la foi et les croyances de nombreux habitants du Myanmar.
«Avant, beaucoup de bouddhistes croyaient que le christianisme était une religion étrangère. Beaucoup considéraient la mort de Jésus comme misérable et maudite. Mais après le tremblement de terre, lorsque nous avons partagé l’histoire de Dieu sacrifiant Son Fils, Jésus-Christ, pour l’humanité, certains ont réalisé que ce qu’ils avaient entendu sur Jésus était seulement partiel.»
L’église a ainsi pu ouvrir des portes pour partager la Bonne Nouvelle avec des bouddhistes, auparavant fermés au message chrétien.
Une église plus forte grâce à la foi
Dieu a utilisé cette catastrophe pour transformer des vies. Aujourd’hui, la communauté chrétienne au Myanmar est plus forte, et plus de personnes viennent à l’église, assoiffées de paix et d’amour de Dieu. Le pasteur Joshua exprime sa gratitude:
«Grâce à vos prières et votre soutien, nous avons pu traverser cette épreuve et toucher des cœurs.»
«Avant le tremblement de terre, nous ne faisions qu’un seul culte par semaine. Après le tremblement de terre, Dieu a ouvert des portes et des opportunités. Par la grâce de Dieu, de plus en plus de gens viennent à l’église, ceux qui ont soif de connaître l’amour de Dieu et ceux qui cherchent la paix en Jésus-Christ», partage le pasteur Joshua.
Maintenant, l’Église au Myanmar se dresse encore plus fermement enracinée dans la foi, nourrissant les croyants et offrant un lieu sûr pour les chercheurs. Joshua s’exprime avec enthousiasme:
«Dieu continue Son travail au Myanmar.»
Grâce à vos prières et votre générosité, les partenaires locaux de Portes Ouvertes ont pu agir auprès de nos frères et sœurs...