Depuis le début de l’année, les Forces démocratiques alliées (ADF) n’ont cessé de semer la destruction dans l’est du pays. Ce groupe armé affilié à l’État islamique a également intensifié ses attaques contre les communautés chrétiennes.

Deux attaques dans la réserve naturelle de l’Okapi

Récemment, ce sont les villages de Muchacha et Babesua, dans la réserve naturelle de l’Okapi, qui ont été frappés. Après le passage des ADF, les églises étaient vides. À Babesua, les terroristes ont fermé les églises, les écoles et les centres de santé.

Pour ceux qui ont fui, le plus difficile reste ce sentiment d’être oubliés. Le silence autour de leur situation est lourd à porter.

L’Église comme secours et refuge

Les églises locales, débordées, deviennent souvent un refuge. C’est le cas de l’église du révérend Kitika, qui a accueilli plusieurs enfants déplacés.

«Ils sont venus de Mangurejipa, au Nord-Kivu, après que les islamistes ont attaqué leur village. Ces enfants ont quitté Bandengaido à pied… Ils ont trouvé un véhicule sur la route qui les a amenés ici, où l’église leur offre un abri. Leurs parents sont toujours en route», a expliqué le révérend.

Sur place, l’aide reste insuffisante face à l’urgence. Jour après jour, les Églises tentent de tenir, malgré tout…

Pris en otage, le fils de Kitika réussit à s’enfuir

Le fils de Kitika a été enlevé pendant l’attaque: «Mon fils travaillait dans la mine d’or, explique-t-il. Lorsque les terroristes des Forces démocratiques alliées sont arrivés, il a été pris en otage avec les autres. Alors que tout le monde s’enfuyait, mon fils a réussi à s’échapper.»

Kitika a également indiqué que les assaillants ont incendié des maisons, des camions et des tracteurs sur un site minier. Deux membres de sa communauté ont été tués dans l’attaque.

Dans un communiqué publié le 15 mars, le gouvernement de la République démocratique du Congo a fermement condamné cette attaque, revendiquée par le groupe État islamique.

Aujourd’hui, en République démocratique du Congo, plus de 7 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays.

Des violences sans fin

En début d’année, dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu), 45 chrétiens ont été tués et plusieurs personnes ont disparu à la suite d’une attaque des Forces démocratiques alliées dans le secteur de Bapère. Deux églises et 78 maisons ont été brûlées.

À la fin du mois de janvier, environ 22 agriculteurs chrétiens ont été sauvagement assassinés à Walese Vonkutu, dans le territoire d’Irumu (Ituri). 

Aujourd’hui, en République démocratique du Congo, plus de 7 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays.

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