L’ONU et le Parlement Européen ont récemment interpellé le gouvernement nigérian au sujet de la persécution des chrétiens dans le Nord du Nigéria. Une évolution notable et positive, qui reprend les demandes de la pétition Afrique: Unis contre la violence.

L’ONU alerte le gouvernement du Nigéria sur les violences contre les chrétiennes

Les experts de l’ONU ont adressé en juin un courrier au gouvernement nigérian au sujet de la violence qui frappe les femmes et les filles chrétiennes.

Cette lettre a notamment été signée par le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, le Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes et les filles, ainsi que par le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires. Elle évoque des violations «profondément préoccupantes» contre les chrétiennes au Nigéria, mentionnant enlèvements, mariages forcés et meurtres.

Communiqué officiel des experts de l’ONU sur la persécution des chrétiens

Les experts de l’ONU ont aussi publié un communiqué officiel, mentionnant notamment que:

  • Les chrétiens et les autres minorités religieuses sont ciblés par une violence rampante (meurtres, enlèvements, violences sexuelles, conversions forcées, mariages forcés…).
  • Boko Haram, ISWAP (groupe État islamique) mais aussi des bergers radicalisés opèrent contre les civils dans un contexte d’impunité et d’inadéquate protection de la part des autorités.
  • Les victimes et survivants ne doivent pas être laissés sans protection, justice et réparations.
  • L’application de la charia dans 12 États du Nord est pointée du doigt, avec notamment l’application du blasphème.
  • Les femmes et filles chrétiennes sont exposées à des risques spécifiques de discrimination, exploitation, violence et conversions forcées.
  • La persécution et la violence touchent les chrétiens de manière disproportionnée dans certains États du Nord.

En conclusion du communiqué, les autorités nigérianes sont appelées à prendre des mesures immédiates pour protéger les plus vulnérables, garantir des enquêtes et jugements impartiaux contre les perpétrateurs, et soutenir les victimes et survivants:

«Les autorités nigérianes doivent agir urgemment pour éviter d’autres dommages irréparables.»

Visite officielle de la Rapporteuse sur la liberté religieuse

La Rapporteuse spéciale sur la liberté de religion ou de conviction a effectué une visite officielle au Nigéria. Elle a affirmé que la violence croissante et l’impunité des groupes armés portaient atteinte à la liberté religieuse au Nigéria et qu’il était donc compréhensible que des victimes «qualifient cela de persécution».

Le Parlement européen condamne les violences contre les chrétiens

Le 9 juillet, le Parlement européen a adopté avec une majorité écrasante (510 voix pour, une abstention) une résolution d’urgence sur les persécutions en cours contre les chrétiens au Nigéria.

Par cette résolution, le Parlement européen demande au gouvernement nigérian de «traduire les auteurs en justice et de mettre fin à la culture de l’impunité».

La pétition commence à porter du fruit: l’avez-vous signée?

Anna Hill, chargée de plaidoyer à Portes Ouvertes International, note que «les appels à la protection, la justice et les réparations font écho aux demandes de la campagne Afrique: Unis contre la violence».

Ces premiers changements au niveau de la communauté internationale illustrent l’importance capitale de la pétition Afrique: Unis contre la violence pour briser le silence et mettre fin aux violences au Nigéria et dans d’autres pays de l’Afrique Subsaharienne.

Si vous ne l’avez pas encore fait, signez cette pétition ou faites la signer à votre famille, vos amis ou votre église. Nous visons le million de signatures d’ici le 2 novembre afin que ces demandes soient considérées comme légitimes et crédibles par les différentes instances de la communauté internationale.

Je signe la pétition