La Constitution de 2019 réaffirme le rôle central du Parti communiste. Les activités religieuses sont considérées comme suspectes, et donc contrôlées par l’Office des Affaires religieuses. La loi criminalise l’expression religieuse s’opposant à l’idéologie étatique. L’opposition au pouvoir va grandissant. Ce dernier réagit contre toute forme de dissidence. Les chrétiens, très actifs au sein de la société civile, se trouvent de nouveau dans le viseur.
Si l’île n’est plus dirigée par un Castro, elle reste un pays communiste où la Constitution assoit le rôle du Parti et consacre le socialisme comme un guide philosophique irréversible. Les activités religieuses sont suspectes et donc contrôlées. La population chrétienne, essentiellement catholique, est majoritaire et croît, à l’aune de l’engagement social de ses responsables.
Les responsables chrétiens soupçonnés de déloyauté envers le régime subissent violences, procès et arrestations. Les sermons sont surveillés.
L’enregistrement des églises est souvent refusé, les forçant à fonctionner illégalement avec la menace constante de sanctions.
Les activités d’églises, notamment les actions sociales et humanitaires, sont surveillées de près.
«Lorsque je suis à l'aéroport, je crains d'être interrogé. Un de mes amis a été interrogé simplement parce qu'il avait aimé un article de presse. Dieu merci, j'ai été prudente.» - Angela, chrétienne à Cuba.
Des incidents de persécution contre les chrétiens se produisent dans tout le pays. Les points les plus dangereux sont la capitale du pays, La Havane, et les provinces de la partie orientale de l’île.
Les partenaires locaux de Portes Ouvertes renforcent l'Eglise persécutée à Cuba par la distribution de bibles, des projets de subsistance, des formations bibliques, des projets de développement du leadership, des soins et un soutien aux enfants et aux familles des pasteurs, ainsi que par le développement socio-économique.
Un responsable religieux en exil s’est vu refuser l’entrée à Cuba. Il souhaitait s’y rendre pour rendre visite à l’une de ses filles, atteinte d’un cancer du sein à un stade avancé.
Mai 2022- Le pasteur Rosales Fajardo a été condamné à 7 ans de prison pour avoir manifesté pacifiquement.