Iran

Toute activité chrétienne en langue farsi (persan) est illégale et les chrétiens d’origine musulmane sont sévèrement persécutés.

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Contexte

L’arrivée au pouvoir du président Rouhani en 2013 avait suscité de grandes espérances mais son champ d’action reste limité et sur le court terme aucun changement n’est à attendre.

Le chiisme est religion d’Etat et l’ensemble des lois doit respecter les principes de la charia. Seuls les Assyriens et les Arméniens sont considérés comme chrétiens. Les Perses (ou Iraniens de souche), eux, ont l’obligation d’être musulmans. L’existence et le droit de culte des chrétiens d’origine musulmane ne sont donc pas reconnus.

Les minorités historiques arménienne et assyrienne bénéficient du droit de culte, mais la libre expression de leurs convictions religieuses, surtout en langue perse (farsi), est réprimée. Les Iraniens n’appartenant pas à ces minorités n’ont pas le droit d’entrer dans leurs églises, sauf si ce sont des policiers ou des agents des services secrets. Les chrétiens appartenant à ces minorités sont même victimes d’emprisonnement, d’agressions physiques, de harcèlements et de discriminations.

Sources de persécution

Depuis 2005, la persécution des minorités religieuses s’est aggravée. Les chrétiens, surtout ceux qui ont un arrière-plan musulman et qui sont investis dans une église ou un groupe de maison, vivent un harcèlement constant : Ils sont interrogés, arrêtés, emprisonnés et battus. Ceux qui se convertissent subissent de fortes pressions de la part de la société, des autorités et de leur famille, afin qu’ils reviennent à l’islam.

En 2014, au moins 75 chrétiens ont été arrêtés. De plus en plus de chrétiens sont condamnés à des peines de prison, et ceux qui sont déjà en détention subissent plus de pression qu’auparavant sous forme de maltraitance physique et morale. Certains chrétiens ont été obligés de fuir de chez eux voire de quitter le pays

Informations sur la minorité chrétienne

Dans un discours datant du 19 octobre 2010, l’Ayatollah Ali Khamenei a pour la première fois, évoqué l’expansion du christianisme en Iran et condamné le réseau d’églises de maison. Le chef religieux suprême de l’Iran a accusé « les ennemis de l’islam qui encouragent et participent à l’expansion du christianisme en Iran » .

La crainte qu’éprouvent les autorités iraniennes quant à la progression du christianisme dans le pays est basée sur des faits réels. Les musulmans iraniens, déçus du chiisme prôné par l’Etat, sont de plus en plus curieux et intéressés par le christianisme (et par d’autres religions). On compte en Iran 450 000 chrétiens, qu’ils soient Assyriens, Arméniens ou d’origine musulmane.