Suite au coup d’État militaire de juillet 2023, le Niger a quitté le G5 Sahel et la CEDEAO en 2024, ce qui a réduit les partenariats et réponses coordonnées face à l’extrémisme violent qui frappe la région. JNIM, ISWAP ou Boko Haram consolident leur présence dans l’Ouest et le Sud-Est du pays, en exploitant les frontières poreuses avec les pays voisins. Ces groupes défient le pouvoir en place et ciblent les chrétiens.
Le coup d’État de juillet 2023 est venu interrompre le processus de démocratisation, et il a suscité un sentiment de peur chez les chrétiens. Le pays est en conflit avec les mouvements djihadistes comme MUJWA et AQIM (Al-Qaïda) dans le Nord-Ouest, ou encore Boko Haram dans le Sud. Le Niger a quitté le G5 Sahel et la CEDEAO en 2024.
Dans le Sud-Est, Boko Haram et ISWAP détruisent les églises tandis que, dans les régions de Tillabéri et Tahoua, ISIS-Sahel et JNIM imposent la charia. De ce fait, les chrétiens, en particulier les convertis d’arrière-plan musulman, doivent se réunir en secret et vivre avec la menace constante de violences, enlèvements, mises à mort… Ils doivent faire face, en plus du djihadisme, à l’hostilité communautaire et à l’absence de prise en compte de la part de l’État.
Les filles et femmes sont victimes d’enlèvements et de violences sexuelles par les groupes extrémistes.
Les imams extrémistes incitent à la violence contre les convertis, qui sont souvent reniés, agressés ou, dans les cas extrêmes, tués par leurs proches ou par des réseaux locaux cherchant à restaurer l’« honneur » familial.
Octobre 2024 – Début d’une vague d’attaques contre les propriétés chrétiennes (églises, maisons de prière, centres communautaires, habitations de chrétiens) qui sont incendiées, pillées ou forcées à fermer dans les régions de Tillabéri, Tahoua et Diffa. Les églises n’ont plus de lieu sûr où se réunir.
«Nous sommes confrontés à la persécution jour et nuit. Ô Dieu, délivre-nous de cette mauvaise situation!» – Elisabeth, chrétienne au Niger
C’est en dehors des grandes villes que les chrétiens sont le plus persécutés. Profitant de la pandémie, les militants islamistes ont pu étendre leurs zones d’influence, mettant davantage de chrétiens sous pression.
Portes Ouvertes travaille par l’intermédiaire de partenaires au Niger pour renforcer les chrétiens persécutés par le biais de programmes d’autonomisation économique, de formation au leadership et à la formation des disciples, de formation à la survie à la persécution et de soins pastoraux pour les nouveaux croyants.
Comme Hakuri, de nombreuses femmes chrétiennes au Niger vivent les conséquences d’une persécution qui vise d’abord les hommes pour détruire les familles.