Tout commence il y a une dizaine d’années lorsque Sandrine rejoint une église à Sarre-Union. Peu à peu, elle s’implique davantage dans la vie de l’église. Il y a environ cinq ans, elle accepte de devenir Ambassadrice pour Portes Ouvertes. Dans ce rôle, elle partage régulièrement avec l’assemblée les nouvelles concernant les chrétiens persécutés à travers le monde.

«Je me suis engagée à défendre leur cause, encourager la prière et sensibiliser l’église à leur situation. Je trouve qu’on peut les oublier rapidement si personne ne rappelle qu’ils sont là et qu’ils ont besoin de nous», explique-t-elle.

Comme une envie d’aller plus loin

Mais au fil du temps, un sentiment grandit dans son cœur. Informer et encourager à la prière est important, mais cela ne lui suffit plus. Elle ressent l’appel d’aller plus loin.

Dans la prière, elle pose une question simple à Dieu: «Qu’est-ce que je pourrais faire personnellement pour eux?» Une idée revient sans cesse dans son esprit: «Qu’est-ce que je peux faire de mes mains?»

La réponse semble évidente: Sandrine est coiffeuse. Pourquoi ne pas mettre ce talent au service d’une cause plus grande?

Elle en parle à son pasteur. Très vite, le projet prend forme. Les anciens de l’église soutiennent l’initiative et une petite équipe se met en place. Ensemble, ils imaginent une activité qui permettra à la fois de créer du lien et de récolter des dons pour soutenir les chrétiens persécutés.

Une idée simple, un impact concret

C’est ainsi que naissent «Les mains solidaires», lancées en février 2025.

En pleine coupe de cheveux solidaire!

Le principe est simple: Sandrine propose des coupes de cheveux solidaires, tandis que d’autres bénévoles organisent différents ateliers – bricolage, cuisine, massages des mains… Le tout dans une ambiance chaleureuse, autour d’un café et d’un gâteau.

Ces rencontres deviennent rapidement des moments de convivialité et de solidarité, ouverts aussi bien aux membres de l’église qu’aux personnes extérieures.

Tout au long de l’année, l’équipe multiplie les initiatives: ventes pour la fête des mères, marchés de Noël, stands lors d’événements d’église ou journées de prière. Chaque année, Sandrine et son équipe participent aussi à une journée organisée dans un monastère au mois d’avril, durant laquelle ils tiennent un stand.

Quand la solidarité fait des miracles

Mais l’histoire la plus marquante reste celle de la préparation des nems. Grâce à l’aide d’un cuisinier thaïlandais, l’équipe se lance dans l’aventure avec une commande de 900 nems. Pour les bénévoles, cela paraît presque impossible à réaliser en une seule journée.

Ce jour-là, quelque chose d’incroyable se produit. La solidarité, la bonne humeur et l’énergie de chacun transforment cette journée en véritable succès. À midi, 1.000 nems sont déjà prêts. À la fin de la journée, le compteur affiche 1.350 nems.

«C’était incroyable. Dieu nous a vraiment surpris!»
— Sandrine

Les ventes permettent de récolter des fonds qui sont entièrement reversés pour soutenir les chrétiens persécutés.

Sandrine lors d’un atelier couture.

Donner, recevoir, se rencontrer

Mais au-delà des dons, l’initiative «Les mains solidaires» a produit quelque chose d’encore plus précieux. «Cela crée de l’unité dans l’église, de la solidarité, de belles rencontres. On reçoit bien plus que ce que l’on donne», confie-t-elle.

Le pasteur de l’église lui a un jour dit: «Tu ne te rends pas compte, Sandrine. Cette activité va déborder bien plus loin que ce que nous pouvons imaginer!»

Et c’est exactement ce que l’équipe commence à voir.

Une invitation à agir à notre niveau

Aujourd’hui, leur désir est aussi d’encourager d’autres églises à utiliser les talents présents dans leurs communautés pour soutenir les chrétiens persécutés.

Pour Sandrine, la motivation reste simple et profonde: «Pour nous, il est essentiel de tourner nos regards vers ceux qui souffrent, mais aussi de ne jamais oublier la liberté dont nous jouissons dans notre pays: nous avons la liberté de vivre notre foi, d’avoir une bible, de nous réunir pour prier. Beaucoup de chrétiens dans le monde n’ont pas cette liberté. Alors je veux être une voix pour eux.»

Et avec «Les mains solidaires», ses mains sont devenues un outil concret pour ne pas les oublier.

À lire aussi
Sabine, une Antenne sur les ondes!

Sabine Mussard a 50 ans. Depuis plus de 10 ans, cette chrétienne est très engagée aux côtés de l’Église persé...