Le 15 mai, la communauté d’Ahoro-Esinele, une localité majoritairement chrétienne de l’État d’Oyo, au Nigéria, a été la cible de nouvelles violences. Des hommes armés ont attaqué plusieurs établissements scolaires et enlevé entre 40 et 45 élèves et membres du personnel.

Près de deux mois plus tard, une bonne nouvelle est finalement arrivée. Les 11 et 12 juillet, l’armée nigériane est parvenue à secourir 44 enfants et membres du personnel scolaire enlevés le 15 mai.

Une opération menée pendant plus d’un mois

Après 56 jours de captivité, les otages ont retrouvé la liberté à l’issue d’une opération fondée sur le renseignement. Menée pendant plus d’un mois, celle-ci visait le réseau des ravisseurs ainsi que leurs caches dans le parc national d’Old Oyo et dans d’autres régions du pays.

À la suite de leur libération, les victimes ont été placées sous surveillance médicale. Le gouverneur de l’État d’Oyo, Seyi Makinde, leur a rendu visite samedi. Il a indiqué que l’armée les remettrait officiellement aux autorités civiles après 48 heures d’observation et une évaluation de leur état de santé.

Des enfants encore dans l’attente de leurs proches

Pour les enfants, l’attente avant de retrouver leurs familles a été particulièrement difficile. Le gouverneur a expliqué que nombre d’enfants réclamaient leurs parents.

«Aujourd’hui, nous mettons également en place les moyens logistiques nécessaires pour permettre au moins aux membres de leurs familles de venir les voir. Il y a notamment une petite fille qui ne cesse de demander: “Où est ma maman? Où est ma maman?” Nous voulons donc au moins permettre à sa mère de venir la voir», a-t-il déclaré au média Punch.

Après cette longue période de captivité, espérons que les enfants et les autres personnes libérées puissent rapidement retrouver leurs familles.