Issayas Afwerki est, depuis l’indépendance en 1993, président de cet État des plus autoritaires : parti unique, absence d’élection nationale et de liberté de presse, culte de la personnalité, service national à durée illimitée (tensions permanentes avec ses voisins), mais aussi détentions arbitraires et travaux forcés pour les dissidents.
L’Érythrée est l’un des États les plus répressifs au monde. La politique du président Isaias Afwerki, au pouvoir depuis 1991, repose sur le culte de la personnalité et un parti unique. Les manifestations sont interdites et aucun média indépendant n’est autorisé. L’accord de paix avec l’Éthiopie en 2018 n’a pas entraîné d’amélioration en matière de Droits de l’Homme en Érythrée.
Le gouvernement ne reconnaît que l’islam sunnite et les Églises orthodoxe, catholique et protestante luthérienne. Les activités et nominations des clergés sont surveillées. Le patriarche orthodoxe Antoine Ier a été assigné à domicile jusqu’à sa mort en 2022, tandis que des écoles catholiques sont régulièrement confisquées et nationalisées.
Les chrétiens pentecôtistes, baptistes et adventistes sont traités comme des criminels : ils s’exposent aux descentes de police et aux détentions illimitées, sans procès ni soins médicaux, parfois dans des containers.
«Nous vivons dans la peur de savoir qui sera le prochain à être arrêté. Sera-ce un autre frère en Christ ? Est-ce que ce sera moi ? Mais nous devons continuer à marcher avec Dieu.» – Paulos (pseudonyme), chrétien en Érythrée.
Les chrétiens qui se convertissent de l’islam (et, dans une moindre mesure, abandonnent l’orthodoxie pour le protestantisme) subissent le plus de pression de la part de leur famille et de leur communauté. Mais tous les chrétiens d’Érythrée font l’objet d’un examen minutieux de la part du gouvernement, risquant d’être arrêtés et détenus pour une durée indéterminée. Les points chauds de l’extrémisme islamiste sont les basses terres, à la fois dans les régions occidentales et orientales.
Portes Ouvertes travaille par l’intermédiaire de partenaires ecclésiastiques locaux en Érythrée pour fournir des projets d’autonomisation économique, de formation de disciples et de formation à la survie en cas de persécution.
Janvier 2024 - au moins 30 chrétiens arrêtés lors d’une fête d'anniversaire.
Octobre 2021- 8 responsables d'Église sont en prison depuis plus de 10 ou 15 ans en Érythrée.