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Flag of eritrea
Dirigeant
Président Isaias Afwerki
Population
5,2 millions
Nombre de Chrétiens
2,5 millions
Religion principale
Islam, christianisme (orthodoxie)
Gouvernement
Parti unique
Taux de persécution
violence
9,4
vie ecclésiale
15,2
vie civile
16,0
vie sociale
15,8
vie familiale
14,9
vie privée
14,7
Érythrée

Le régime autoritaire de l’Érythrée surveille étroitement les chrétiens qui sont soit discriminés soit arrêtés chez eux lors de descentes de police.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté le 14 novembre 2018 la levée des sanctions contre l’Érythrée, après un accord de paix historique et inattendu avec l’Éthiopie. Pour l’instant, malgré ce réchauffement, aucun changement positif quant au respect des Droits de l’Homme n’a été remarqué. À la tête du pays depuis l’indépendance en 1993, le président Afwerki a fait de l’Érythrée un régime autoritaire où il concentre tous les pouvoirs.

Situation des chrétiens

Les chrétiens de dénominations minoritaires ou non reconnues par le gouvernement, notamment les protestants évangéliques, sont discriminés. On limite leur accès aux services publics. Ils sont persécutés par le gouvernement et par l’Église Orthodoxe Érythréenne.

Les convertis d’arrière-plan musulman ou qui ont quitté l’Église orthodoxe sont exposés à de mauvais traitements de la part de leur famille et de leur communauté. Les forces de sécurité du gouvernement procèdent à de nombreux raids dans les maisons et arrêtent les chrétiens qu’ils y trouvent.

Le christianisme s’est implanté en Érythrée il y a plus de 1000 ans. En 1864, le protestantisme est arrivé à son tour par l’intermédiaire de trois missionnaires suédois, c’est ainsi qu’est née l’Église luthérienne érythréenne. L’Église évangélique actuelle a vu le jour après la Deuxième Guerre mondiale.

Exemples de persécution

17 juillet 2018 - 35 prisonniers chrétiens (11 femmes et 24 hommes) ont été libérés sous caution de la prison de Mai-Sirwa. Ces personnes avaient signé, quatre ans et demi auparavant, des formulaires par lesquels elles acceptaient de ne pas participer à des réunions chrétiennes. Depuis, elles n’avaient pas été libérées.

7 juin 2018 - Libération du pasteur Oqbamichel Haiminot, le premier responsable d’église emprisonné pour ses activités chrétiennes en 2003. Depuis, il n’avait connu que six mois de liberté. Sa dernière arrestation date d’octobre 2007. Bien qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui, il a passé 11 ans dans le terrible camp de Mitiré.

5 mars 2018 - Un couple de jeunes mariés et leurs invités, 10 amis chrétiens, ont été arrêtés au domicile des mariés. Ils ont été conduits au poste de police n°5 d’Asmara. 8 membres du groupe ont été libérés le surlendemain alors que les 4 chrétiens restants, y compris le jeune couple, ont été transférés à la prison d’Adi Abeito. La mariée a été libérée le 27 mars.

Évolution de la persécution depuis 5 ans

Les résultats sur cinq ans permettent de tirer trois leçons.

Tout d’abord la persécution est un phénomène national dans lequel le gouvernement joue un rôle clef (constance de chiffres extrêmement élevés dans la sphère civile et ecclésiale).

Le taux de violence, lui, fluctue d’année en année en fonction du nombre de chrétiens tués et d’églises fermées. 2015 reste l’année la plus noire pour les chrétiens avec un pic de violence et de pression inégalé.