Depuis la chute du régime d’al-Assad en décembre 2024, le groupe islamiste Hayat Tahrir-al-Cham contrôle la majorité du territoire syrien, avec Ahmed al-Charaa comme président de transition. La déclaration constitutionnelle de mars 2025 fait de la jurisprudence islamique la source première de la législation, sans protection suffisante des minorités.
La situation économique n’a cessé de s’aggraver, affectant tous les aspects de la vie en Syrie. La criminalité, la corruption, la discrimination religieuse et l’instabilité politique alimentent l’insécurité des chrétiens, et donc leur exode. Beaucoup de villages historiquement chrétiens sont désormais majoritairement musulmans. Les églises manquent de responsables. Beaucoup de chrétiens sont aussi déplacés internes.
Dans un contexte de violences confessionnelles et communautaires, sans État de droit, des chrétiens sont tués et des églises attaquées. Depuis l’attentat-suicide contre l’église Saint-Élie, les églises réduisent leurs activités. Certaines reçoivent des menaces de mort.
Les chrétiens sont surveillés à Alep, incités à se convertir à l’islam à Damas, déscolarisés dans les régions kurdes et insécurisés dans le centre et le nord du pays par la présence de groupes extrémistes.
Les dirigeants de l'Église et les chrétiens d'origine musulmane sont les plus exposés à la violence, en particulier dans les zones contrôlées par les groupes armés islamistes ou les forces turques.
Portes Ouvertes recueille un soutien à la prière pour les chrétiens de Syrie.
Alors que la situation demeure instable en Syrie, la découverte de menaces de mort sur la devanture de deux églises accentue l’inquiétude des chrétiens sur place.