Au nord du Cameroun, à Mokolo, Déborah, Ruth, Rakou, Pauline et Marie partagent un même point commun: leurs vies ont toutes été marquées par la persécution violente qui sévit en Afrique subsaharienne et qui coûte la vie à d’innombrables chrétiens.

Au milieu de la douleur et de la mort, elles ont trouvé une nouvelle espérance sur laquelle s’appuyer: les groupes d’entraide créés par les partenaires locaux de Portes Ouvertes.

Vos dons contribuent à former un capital initial pour le groupe, puis chaque femme peut contracter un prêt pour lancer une activité et subvenir à ses besoins: atelier de couture, activité agricole… En parallèle, les femmes se retrouvent pour lire la Bible ensemble, prier, se soutenir. Grâce à vous, elles ont redécouvert l’amour de Dieu.

Jusqu’à maintenant, 351 groupes initiaux ont été créés et 150 groupes supplémentaires se sont formés grâce aux premiers. Plus de 6.000 femmes chrétiennes ont ainsi été accompagnées.

Les femmes du groupe d’entraide en train de cultiver ensemble.

Quand tout le poids de la famille repose sur leurs épaules

Pour ces femmes, perdre un mari ne signifie pas seulement perdre un être cher, mais perdre aussi le principal soutien financier de la famille. Soudain, tout le poids des responsabilités repose sur leurs épaules: nourrir les enfants, leur fournir des vêtements, payer les frais de scolarité et acheter des médicaments…

«Ce n’est pas facile parce qu’il n’y a plus de mari pour subvenir aux besoins, explique Déborah. Les femmes doivent travailler puis rentrer à la maison pour préparer quelque chose à manger.»

Déborah parle d’expérience. Son mari a également été tué lors d’une attaque de Boko Haram. Pendant trois mois, elle et ses enfants ont dormi dehors avant de réussir à s’enfuir vers l’endroit où ils vivent aujourd’hui: «J’étais épuisée. Boko Haram m’avait affaiblie. Je me demandais: “Est-ce que Dieu est là? Est-ce qu’il m’a oubliée?”», se souvient-elle.

Déborah, qui a fondé un groupe d’entraide.
«Je devais créer un groupe ici.»
— Déborah

Au moment où elle était au plus bas, Déborah a reçu une formation des partenaires locaux de Portes Ouvertes. À travers cette formation, Dieu a commencé un puissant processus de guérison et de reconstruction, qui ne s’est pas arrêté à elle seule. «La formation que j’ai reçue a apaisé les doutes qui m’accablaient. Ma foi a changé et j’ai été fortifiée. La formation a aussi attiré mon attention sur les autres femmes: je me suis dit que je devais créer un groupe ici.»

La restauration de Dieu au cœur de la souffrance

Cette approche permet aux femmes de se sentir membres d’une communauté solidaire et les rapproche les unes des autres et de Dieu.

«Le groupe m’a aidée à emprunter une machine et j’ai commencé à coudre. Le voisinage a réalisé que j’étais couturière. Ils ont commencé à m’apporter leurs habits. Alors, aujourd’hui, même sans posséder encore ma propre machine, je gagne assez d’argent pour vivre», raconte Ruth.

«Quand les hommes de Boko Haram sont venus, c’était pour nous séparer. J’étais seule. Faire partie de ce groupe me donne de la force. Nous cultivons ensemble et nous en retirons de l’argent pour vivre», dit Rakou.

Dans l’un des groupes, les membres cultivent ensemble et transforment les arachides en huile; dans un autre, les femmes se concentrent sur la collecte et la distribution de bois de chauffage. Le résultat est le même: les femmes peuvent soutenir leur foyer de leurs propres mains.

Grâce au groupe d’entraide, les femmes retrouvent courage.
«Nous sommes ensemble comme des sœurs.»
— Ruth

Dans le cas de Ruth, le soutien du groupe ne lui a pas seulement apporté une indépendance économique; il lui a aussi apporté une relation plus profonde avec Dieu et a restauré sa foi.

«Grâce au groupe, j’ai été encouragée à me remettre à lire la Bible, à chanter et à prier avec mes enfants. Ma foi s’était refroidie, mais maintenant elle grandit. Elle est fortifiée», explique Ruth.

Ruth et de nombreuses auteurs femmes ont trouvé une famille en Jésus à travers les groupes d’entraide.

Une espérance qui s’étend dans tout le nord du Cameroun

L’impact des groupes d’entraide ne se limite pas à quelques villages: il s’est répandu dans tout le nord du Cameroun. Ce sont maintenant plus de 500 groupes d’entraide qui permettent aux femmes de trouver des moyens de subsistance.

Par la prière, la louange, l’étude de la Bible et des formations, ces femmes sont soutenues, mais aussi encouragées à trouver ensemble des solutions concrètes à leurs difficultés.

Déborah, Ruth et Rakou en train de prier.

Pour ces femmes que la persécution a tenté de briser, vos dons et vos prières sont une source de bénédiction. Ils sont la preuve que Dieu ne les oublie pas, que Dieu prend soin d’elles, que Dieu les voit. Votre soutien leur permet de retrouver l’espoir et l’autonomie, à travers la présence et l’aide de leurs sœurs en Christ. Merci pour vos dons et vos prières qui rendent ces projets possibles!