Tout a basculé le 25 mars dernier, lorsque la Cour constitutionnelle fédérale a rejeté la demande du père de Maria.

Maria venait tout juste d’avoir 12 ans lorsqu’elle a été enlevée à Lahore (province du Pendjab), au Pakistan, le 29 juillet 2025. Elle a ensuite été mariée de force à un homme de 30 ans – un mariage qui, selon la loi, est illégal – puis contrainte de se convertir à l’islam.

Une décision judiciaire qui brise tout espoir

Pendant des mois, ses parents se sont battus pour la retrouver. La décision rendue en mars a été vécue comme un coup d’arrêt brutal à leur combat. Maria est donc condamnée à rester avec son «mari» et ravisseur.

Face à cette décision de justice, des manifestations se sont organisées dans le pays. La décision de la Cour a suscité de vives critiques. Des organisations de défense des droits humains estiment que des éléments essentiels ont été écartés, notamment des conclusions antérieures qui remettaient en cause la validité de ce mariage.

Vers une meilleure protection?

En réponse, le gouvernement a mis en place un comité consultatif de 37 membres, parmi lesquels des responsables religieux chrétiens, afin de réexaminer l’affaire et de réfléchir à des moyens de mieux protéger les victimes de conversions et de mariages forcés.

La question est d’autant plus sensible que les lois sur l’âge du mariage varient selon les régions du Pakistan. Dans certaines provinces, il est fixé à 18 ans pour tous. Dans le Pendjab, en revanche, les filles peuvent être mariées dès 16 ans; un point contesté, mais difficile à faire évoluer face aux résistances politiques et religieuses.

L’Église appelée à agir

Le porte-parole de Portes Ouvertes pour le plaidoyer a déclaré: «Le courage dont les chrétiens font preuve en prenant la défense des jeunes filles vulnérables est un appel clair lancé à l’Église mondiale pour qu’elle se mobilise, tant par la parole que par la prière.»