Sous la présidence de Sadyr Japarov, les normes démocratiques s’érodent. Les opposants politiques, les médias, les défenseurs des Droits de l’Homme et la société civile sont progressivement bâillonnés. Une nouvelle loi en août 2025 renforce le contrôle sur les médias. Dans ce contexte, la liberté religieuse est aussi de plus en plus restreinte.
Si le pays a choisi la démocratie parlementaire, la présidence de Sadyr Japarov engage un renforcement de l’exécutif et des restrictions des libertés d’expression, d’association et de religion. Le pays reste marqué par la corruption, les tensions interethniques, une insécurité aux frontières et la menace de groupes radicaux. L’islam empreigne la culture; le gouvernement reste laïc.
Les chrétiens orthodoxes russes rencontrent peu de problèmes de la part des autorités. Ce sont les convertis au christianisme d’arrière-plan musulman qui sont persécutés. Assignés à domicile et battus par leur propre famille, ils peuvent aussi être expulsés de leur communauté.
Selon la nouvelle loi sur la religion de février 2025, toute activité religieuse est interdite sans l’autorisation préalable des autorités. Pour s’enregistrer, une communauté religieuse doit rassembler 500 signatures de membres.
Deux femmes sous forte pression et une autre expulsée de chez elle, en raison de leur foi.