Le pays subit la guerre civile entre la junte militaire et plusieurs groupes ethniques d’opposition armés depuis le coup d’État militaire de février 2021. La crise humanitaire (3,5 millions de déplacés internes) a été renforcée par le séisme de mars 2025.
En 1989, la Birmanie change son nom en «Myanmar» sur la scène internationale. Cette décision prise par la junte militaire – apparemment pour éviter d’évoquer le passé colonial – est controversée; nombre d’opposants refusent ainsi cette modification. Aujourd’hui, l’ONU utilise «Myanmar», tandis que la diplomatie française parle plutôt de «Birmanie».
Depuis le coup d’État militaire de février 2021, le pays continue de s’enfoncer dans la violence. L’Opération 1027 lancée par des groupes armés ethniques en octobre 2023 a fait reculer la junte militaire. Plus de 2,8 millions de personnes sont déplacées à cause des conflits, dont un nombre croissant de chrétiens, manquant de nourriture et d’accès aux soins médicaux.
L’armée bombarde des églises et tue des civils chrétiens, notamment dans les États de Chin, Kayah, Kachin, Karen, Rakhine et Shan. Beaucoup de chrétiens sont déplacés et manquent de nourriture et d’accès aux soins médicaux.
Les religions non bouddhistes sont vues comme des menaces étrangères à l’unité nationale. Les chrétiens, qui ont leur religion inscrite sur leurs documents d’identité, sont discriminés et parfois privés d’accès aux ressources communales ou forcés à participer à des rituels bouddhistes.
Les chrétiens d’arrière-plan bouddhiste sont persécutés par leur entourage et les groupes nationalistes comme le Ma Ba Tha.
«À la tombée de la nuit, nous appelons tout le monde à l’intérieur de la maison, nous verrouillons nos portes et nos fenêtres, allumons nos lampes et nos bougies, et nous restons aussi silencieux que possible.» – Tun Maung (pseudonyme), chrétien du Myanmar.
Au cours de l’année écoulée, la guerre civile au Myanmar s’est enracinée dans des zones où la présence chrétienne est importante, comme l’État Chin. Mais la nature généralisée des conflits et la menace qui pèse sur les convertis dans les endroits où l’influence chrétienne est moindre signifient que la persécution est un risque très réel pour nos sœurs et frères dans différentes parties du pays.
Travaillant par l’intermédiaire de partenaires locaux, Portes Ouvertes renforce les croyants persécutés au Myanmar par le biais de la distribution de publications, de programmes de formation de disciples et de leadership, d’un soutien aux moyens de subsistance et de ministères auprès des jeunes, des enfants et des familles.
Juin 2022- l'armée a incendié l'église de la ville de Thanthlang, dans l'État Chin.
Au Myanmar, le pasteur Kaung et sa famille ont perdu leur maison et tous leurs biens, réduits en cendres par un pilonnage de l'armée.
Octobre 2021- Au Myanmar, l'armée attaque intentionnellement les églises.