Les chrétiens indiens demandent que vous priiez pour eux au cours des prochains jours, car certains croyants issus de communautés tribales subissent une pression énorme pour revenir à leur foi précédente.

Ces menaces émanent d’une organisation influente, Sarva Adivasi Samaj, représentant les communautés tribales locales.

800 personnes réunies pour exiger la reconversion des chrétiens tribaux

Le 19 avril, l’organisation Sarva Adivasi Samaj a réuni environ 800 personnes afin d’exiger la reconversion de tous les chrétiens convertis. Ses représentants ont également évoqué la possibilité d’organiser des manifestations de grande ampleur et d’engager des poursuites judiciaires contre ceux qui refuseraient de se conformer à ces exigences.

Lors de cette réunion, des représentants de plusieurs villages ont affirmé que les conversions au christianisme, qui éloignent les populations des coutumes traditionnelles et de la foi en des divinités tribales, augmentent dans la région. Ils ont déclaré que de telles conversions ne seraient pas tolérées au sein de la communauté.

Lors de cet événement, il était clair que la conversion au christianisme était perçue comme une menace pour l’identité culturelle et ethnique, et non seulement comme une conviction personnelle.

Un ultimatum réitéré quelques jours plus tard

Le 28 avril, une nouvelle réunion a été organisée par Sarva Adivasi Samaj dans le village de Pipalwand (État du Chhattisgarh). Environ 18 conseils villageois se sont réunis pour exprimer leur soutien à l’organisation.

Les conseils ont réitéré l’ultimatum, fixant au 30 avril la date limite pour que les chrétiens convertis reviennent à la foi traditionnelle. Ils ont également menacé de démolir les églises dans ces 18 villages et d’interdire aux responsables d’église d’y entrer.

Des appels à l’intervention des autorités

Bien qu’aucune personne spécifique n’ait été nommée, la Sarva Adivasi Samaj a exigé des mesures strictes contre ceux qui se sont convertis. Le représentant principal a souligné qu’il ne s’agissait pas seulement d’une question religieuse, mais aussi d’une question sociale.

Les représentants de Sarva Adivasi Samaj ont appelé les autorités à intervenir immédiatement afin de maintenir l’harmonie et de préserver les traditions dans la région.

Ils ont aussi menacé d’organiser des manifestations de masse et d’engager des actions en justice contre ceux qui ne se conformeraient pas, en invoquant le nouveau projet de loi de 2026 sur la liberté religieuse du Chhattisgarh, qui impose des restrictions importantes à la liberté de conversion.

Résister ou revenir en arrière?

Face à une pression sociale croissante, certaines familles envisagent de participer à la cérémonie de Ghar Wapsi («retour à la maison»), qui consiste à revenir à leurs anciennes croyances. Dans le même temps, de nombreux chrétiens vivent dans la crainte de manifestations massives et de reconversions forcées.

Le Chhattisgarh est en effet l’un des États de l’Inde où les lois anticonversion figurent parmi les plus strictes.

Prions pour nos frères et sœurs en Inde.