Il y a un mois, Sabina (pseudonyme), 29 ans, mettait au monde un petit garçon. Quelques jours plus tard à peine, son mari la quittait: il ne voulait pas, lui a-t-il dit, rester marié à une chrétienne. Sans emploi, seule avec son nouveau-né, elle se retrouve dans une situation d’une grande fragilité.

Premiers pas vers Dieu

Le cheminement de Sabina vers Christ a commencé il y a environ cinq ans, alors qu’elle préparait son diplôme. En parallèle de ses études, elle travaillait dans une structure sociale chrétienne ouverte aux personnes de toutes confessions. C’est là qu’elle a commencé peu à peu à connaître Jésus.

Durant cette période, elle a rencontré un homme et l’a épousé, espérant une vie d’amour et de stabilité. Après l’obtention de son diplôme, elle a quitté l’organisation chrétienne pour travailler dans une autre structure. Mais lorsque son contrat a pris fin, Sabina a commencé à remarquer des changements chez son mari et a fini par comprendre qu’il l’avait surtout épousée pour sa situation stable.

Envers et contre tout

La jeune femme a malgré tout choisi de rester. Le couple s’est installé près de la capitale, où son mari a ouvert un petit stand de thé. Devenue femme au foyer, Sabina l’aidait occasionnellement tout en cherchant un emploi.

C’est là qu’un évangéliste de passage au stand leur a partagé la Bonne Nouvelle à tous les deux. Son mari l’a rejetée, mais Sabina s’y est intéressée davantage. Avec le temps, elle a accepté Christ dans son cœur.

Refusant la conversion de Sabina, son mari lui a interdit de revoir l’évangéliste. La jeune femme a néanmoins continué à se rendre à l’église en secret. Elle savait pourtant que les conséquences seraient graves si son mari l’apprenait, mais elle s’est accrochée à Jésus.

Abandonnée après l’accouchement

Il y a environ un mois, Sabina a donné naissance à un petit garçon. À peine sept jours plus tard, son mari la quittait, lui reprochant sa foi chrétienne et déclarant qu’il ne pouvait poursuivre le mariage. Depuis son départ, elle n’a pas réussi à le joindre.

«Je vis maintenant avec mon frère et ma mère, qui ne sont pas croyants, témoigne Sabina. La situation financière de mon frère n’est pas bonne et je suis devenue une charge supplémentaire pour eux. Je ne sais pas comment je vais survivre seule avec mon enfant, ni comment je vais persévérer dans ma foi en Dieu.»

Au Bangladesh, les partenaires locaux de Portes Ouvertes se tiennent aux côtés de Sabina dans cette épreuve et lui ont fourni une aide d’urgence pour elle et son bébé. Tenons-nous, nous aussi, à ses côtés dans la prière.