[Mise à jour le 29/12/2025]

Robin (pseudonyme) est assis seul au bord d’un terrain, observant les autres enfants jouer au football. Il rêve de se joindre à eux, mais il sait que ce n’est pas possible.

Au Bangladesh, la foi de Robin le distingue des autres. À l’école comme au village, les gens n’utilisent même pas son nom: ils l’appellent simplement «le chrétien». Personne ne s’assoit près de lui. Personne ne joue avec lui. Personne ne lui parle. Seuls deux amis continuent, malgré tout, à rester proches de lui.

Un jour, quand un camarade a voulu prendre place à ses côtés, un autre garçon a lancé: «Pourquoi tu t’assois là? C’est un chrétien, il n’est pas musulman!» Depuis, la chaise à côté de Robin reste vide.

Pour les autres enfants de son village, Robin est «le chrétien».
«Je me sens triste quand ils me traitent ainsi. Mais je ne leur rendrai jamais la pareille. Nous ne devons pas faire de mal aux autres, même s’ils nous en font.»

Malheureusement, le rejet par ses camarades n’est pas le premier auquel Robin a dû faire face.

Une nuit qui a tout changé

La mère de Robin, Moly (pseudonyme), a été la première de la famille à suivre Christ. Après avoir lu la Bible en secret, prêtée par une voisine, elle est tombée gravement malade. Dans sa détresse, elle a prié pour être guérie… Le lendemain, elle s’est réveillée totalement rétablie. Peu après, son mari, Jubayer (pseudonyme), est devenu chrétien à son tour.

Quelque temps plus tard, dans leur église de maison, Moly, Jubayer et Robin priaient avec d’autres croyants lorsqu’une foule d’une soixantaine de personnes, menée par des responsables religieux locaux, a surgi.

Robin s’en souvient: «Ils criaient: “Vous êtes chrétiens! Les chrétiens n’ont pas leur place ici!” Ils mettaient le feu à tout. Ils étaient là pour nous tuer.» Les assaillants ont détruit l’église et brûlé toutes les bibles qu’ils ont pu trouver.

Terrifié par cet événement, le père de Robin est revenu à l’islam. Sa famille l’a ensuite poussé à exiger que Moly et Robin fassent de même. Moly a refusé de renier sa foi. Jubayer a alors divorcé, laissant sa femme et leur fils sans ressources.

Abandonnés par leur mari et père, Moly et Robin sont désormais sans ressources.

Moly vit maintenant chez ses parents et élève seule son fils. Elle ne parvient pas à obtenir un emploi et ne peut donc financer la scolarité de Robin. Le frère de Moly pourvoit tant bien que mal aux besoins de première nécessité de sa sœur et de son neveu.

Continuer à avancer dans la confiance

Dans les pays d’arrière-plan musulman, les enfants de l’Église persécutée, comme Robin, subissent les moqueries les plus violentes. Sans soutien, ils perdent espoir et confiance. Pour Robin, l’avenir semblait difficile à envisager.

Mais au milieu de ces ténèbres, une lueur est apparue… Grâce à votre générosité et vos prières, nos partenaires locaux ont pourvu aux frais de scolarité de Robin, lui permettant de poursuivre ses études.

Dans cette confiance renouvelée, Moly a à cœur de transmettre à son fils ce qu’elle sait: chaque jour, elle aide Robin à mémoriser des versets et à comprendre ce que signifie suivre Jésus. Robin a la joie de lire sa propre bible, qui lui a été offerte par Portes Ouvertes lors de la fête de Pâques en début d’année.

Pour équiper et fortifier l’Église persécutée, Portes Ouvertes distribue aux familles des bibles et livres chrétiens.

Le jeune garçon peut désormais exprimer ses rêves:

«Je veux répandre la Bonne Nouvelle de Jésus, dit-il doucement, et je souhaite devenir médecin.»

Ce que Moly et Robin n’ont pas perdu

À l’approche de Noël, Robin est impatient. Dans son quotidien marqué par l’isolement, cette fête est une véritable lumière: «Le matin de Noël, ma mère prépare un bon repas, puis nous allons à l’église avec nos habits neufs, raconte-t-il, les yeux brillants. Nous portons des chapeaux de fête, nous mangeons du gâteau et nous jouons avec tout le monde pour célébrer l’anniversaire de Jésus.»

Pour réduire l’isolement des familles chrétiennes rejetées, nos partenaires locaux organisent une fête à l’occasion de la fête de Pâques et de Noël. Ne serait-ce qu’une journée, Robin peut être un enfant comme les autres. Ce petit garçon ressent enfin la joie d’être pleinement à sa place et de célébrer la naissance et la résurrection de son Sauveur en compagnie d’autres enfants.

Robin célébrant Noël avec d’autres enfants lors de la fête organisée par Portes Ouvertes.

La persécution ne disparaîtra peut-être jamais, reconnaît Moly. Mais elle s’accroche: «Que notre foi reste inébranlable, même si la persécution survient.»

Moly et Robin ont beau avoir tout perdu, une chose demeure: Christ est le centre de leur famille.

Continuons de prier pour eux

La situation au Bangladesh s’est récemment aggravée après qu’un reportage a été diffusé par l’un des principaux médias d’information du pays. Ce reportage accusait à tort un évangéliste local de convertir des musulmans contre de l’argent et affirmait qu’il avait plusieurs complices.

Le partenaire local de Portes Ouvertes continue de soutenir Robin dans sa scolarité. Il entrera au collège l’année prochaine, après avoir réussi ses examens.

Continuons de prier pour cette famille qui vit toujours dans la peur. Les élections nationales de février sont un autre sujet d’inquiétude pour Robin et Moly: la persécution pourrait s’intensifier et s’aggraver durant cette période.

Offrir l’espoir à Noël

Noël est l’occasion de propager l’espérance autour de nous en faisant du bien à notre prochain. En offrant un «cadeau d’espoir» à un chrétien persécuté, que ce soit une bible, une fête de Noël ou un cours d’alphabétisation, vous comblez un besoin concret et lui rappelez que le Dieu de l’espérance ne l’a pas oublié.