L’attaque s’est produite dans une église de Birak al-Khiyam, une ville proche de la capitale égyptienne.

Jeudi dernier, un homme s’est introduit dans l’enceinte de l’église avec un sac contenant une bouteille d’essence. Il se serait ensuite dirigé vers l’entrée arrière d’une petite chapelle, dont il a forcé la porte, avant de répandre de l’essence sur les rideaux et les tapis et d’y mettre le feu.

Une chapelle incendiée, mais aucune victime

L’incendie a détruit le contenu de la chapelle, notamment les livres liturgiques et les tapis. Les flammes ont toutefois été maîtrisées avant de se propager au reste de l’église. Aucune victime n’est à déplorer, car le bâtiment était vide au moment des faits.

Peu après le début de l’incendie, le gardien de l’église a aperçu de la fumée s’échappant de la chapelle et s’est précipité sur les lieux. Des agents de sécurité ont ensuite interpellé le suspect, avant l’arrivée de la police.

L’attaque a suscité de vives inquiétudes parmi les chrétiens de la région concernant la sécurité mise en place autour de cette église. Beaucoup s’interrogent: comment un individu transportant des produits inflammables a-t-il pu entrer dans l’enceinte de l’édifice, forcer l’accès à une chapelle et y mettre le feu sans être arrêté auparavant?

Un suspect présenté comme souffrant de troubles mentaux

Le ministère égyptien de l’Intérieur aurait déclaré, peu après l’arrestation, que le suspect souffrait de troubles mentaux.

Une explication considérée comme récurrente par les chrétiens, qui expriment leur frustration: des personnes accusées d’avoir attaqué des chrétiens ou des églises sont présentées comme souffrant de troubles mentaux. Selon eux, de telles explications risquent d’empêcher que les responsabilités soient établies et de priver les victimes de justice.

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