Le 22 mars, la cours d'appel a confirmé la condamnation d'Hamid Soudad à 5 ans de prison. On ne sait pas encore s'il compte déposer un recours devant la Cour suprême.

Condamné pour blasphème 

Le 21 janvier, Hamid avait été jugé pour blasphème après avoir partagé, en 2018, une caricature du prophète de l'islam sur les réseaux sociaux. Condamné à la peine maximale, ce père de famille de 43 ans passera les 5 prochaines années en détention. Il va laisser derrière lui sa femme et ses quatre enfants âgés de 6 ans, 4 ans, 3 ans et 5 mois.

Les condamnations se multiplient

La condamnation d'Hamid n'est pas un cas isolé. Le 27 février, Rachid Seghir, pasteur d'une église à Oran et Nouh Hamimi ont tous deux été condamnés à 2 ans de prison et à plus de 3000 euros d'amende. Ils sont accusés «d'ébranler la foi des musulmans» parce qu'ils vendaient de la littérature chrétienne. Absents à leur procès, ils ont fait appel: ils seront fixés sur leur sort le 18 avril.

En Kabylie, 2 chrétiens d'arrière plan musulman ont été récemment accusés de blasphème et condamnés respectivement à 6 mois et 3 ans de prison.

Un climat toujours tendu

Ces condamnations témoignent du durcissement de la politique du régime à l'encontre du christianisme. Avant la pandémie, de nombreuses églises avaient été mises sous scellés par le pouvoir. Avec la crise sanitaire, tous les lieux de culte ont été fermés. Tous ont pu rouvrir à l'exception des lieux de culte chrétiens protestants. Les chrétiens sont étroitement surveillés et se réunir devient de plus en plus difficile.