Soulagé. Le chrétien iranien Ebrahim Firouzi n'aura pas à retourner en prison. Il a déjà passé plus de 7 ans derrière les barreaux en raison de sa foi en Christ. 

Le 27 septembre, Ebrahim a été appelé à comparaître devant le procureur de Rask, pour répondre d’une accusation «de propagande contre l’État». Une condamnation qui aurait pu envoyer de nouveau Ebrahim en prison, pour trois à douze mois. Ebrahim a été acquitté des charges qui portaient sur lui dès le lendemain, par manque de preuve. Le dossier est clos.

Un véritable harcèlement judiciaire

Depuis 2013, les autorités iraniennes font vivre à Ebrahim Firouzi un véritable cauchemar. En 2013, ce chrétien iranien avait été arrêté et emprisonné pendant un an, puis envoyé en exil pendant deux ans dans la province du Baloutchistan. Son tort? Avoir organisé des rassemblements chrétiens, considérés par les autorités comme «de la propagande contre le régime». Il a, en outre, été accusé d’avoir des liens avec des opposants au régime présents à l’étranger.

Sa peine devait prendre fin au début de l’année 2015 or il a été rejugé et condamné à cinq années de prison supplémentaires, sur des charges similaires.

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Après les barreaux, l’exil

En octobre 2019, la peine d’Ebrahim est arrivée à son terme. Ebrahim a dû alors partir en exil au Baloutchistan, comme l’indiquait sa première sentence, pour une période de deux ans. En mars 2020, Ebrahim a été informé que son exil serait prolongé de huit mois supplémentaires pour «violation des conditions d’exil», et d’encore trois mois car il ne s’est pas présenté lors d’un pointage journalier au poste de police. Il avait pu alors passer son premier Noël hors de prison depuis 7 ans.