Quand son père lui a dit qu’elle avait deux semaines pour redevenir musulmane ou bien quitter le domicile familial, Binta a cru que c’était une blague. Toute sa vie, elle avait vécu avec ses parents et ses frères et sœurs dans une atmosphère paisible et fraternelle. Aucun nuage à l’horizon. Elle ne savait pas qu’il fallait être musulmane pour avoir droit à ce bonheur.

L’histoire de Binta

En 2020, Binta est tombée malade et elle a été guérie au nom de Jésus-Christ. Elle a alors décidé de devenir chrétienne. Son père lui a mis la pression pour qu’elle change d’avis, mais elle a tenu ferme.

Cinq ans plus tard, l’ultimatum de son père est tombé: redevenir musulmane ou quitter la maison. Cela fait presque un an aujourd’hui que Binta a été chassée de chez elle par son père. Elle a d’abord rejoint une amie chrétienne dans un autre village, puis ensemble elles ont pris contact avec un partenaire de Portes Ouvertes.

«J’ai beaucoup souffert quand j’ai dû quitter ma famille. Mais aujourd’hui, je ne souffre plus car Dieu m’a donné une autre famille.»

Malgré cette nouvelle famille, Binta était toujours en danger sur le plan économique. En effet, quand une femme est seule, sans homme pour la superviser (père, frère ou mari), elle est très vulnérable et, en général, privée de revenus.

Savoir teindre les tissus

C’est pourquoi les partenaires de Portes Ouvertes au Burkina Faso ont mis en place des ateliers de formation professionnelle, pour que les chrétiennes d’arrière-plan musulman chassées par leur famille puissent devenir autonomes sur le plan financier.

Binta a ainsi appris à teindre les tissus pour qu’ils correspondent au motif traditionnel «Koko Donda» – une denrée précieuse sur les marchés. Elle a participé à cette formation avec dix autres chrétiennes d’arrière plan musulman. Elles peuvent désormais générer elles-mêmes le revenu dont elles ont besoin pour vivre.

Binta et les dix autres femmes formées professionnellement grâce à vous!

«Je remercie Dieu pour cette opportunité de prendre part à cette formation pour apprendre à teindre les tissus “Koko Donda”, dit Binta. Je bénis le Seigneur pour cette formation. Nous avons appris beaucoup de choses.»

Cours de disciple et formation professionnelle

Bien sûr, quand un ou une musulman(e) quitte l’islam pour devenir chrétien(ne), cette personne a surtout besoin de cours de disciple, d’enseignements bibliques et de communion fraternelle. 

Le discipulat est certes fondamental. Mais acquérir des compétences socio-économiques et professionnelles est aussi indispensable, car cela leur permet d’être financièrement indépendants et de tenir ferme à travers leurs épreuves et les persécutions endurées.

C’est ce dont Binta a fait l’expérience à l’âge de 23 ans. Merci pour votre soutien indéfectible qui nous permet d’aider les chrétiens persécutés au Burkina Faso!

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