La perspective d’un «état de guerre» à Cuba inquiète les chrétiens, qui craignent que leurs jeunes soient mobilisés et contraints d’agir contre leur foi.
En janvier 2026, après la capture par les États-Unis du président du Vénézuela Nicolás Maduro, l’île de Cuba, elle aussi communiste, a réactivé son «Conseil de défense nationale». Celui-ci envisage de décréter sous peu «l’état de guerre».
Les autorités n’ont donné aucune explication sur ce que pourrait impliquer cette appellation, mais les communautés chrétiennes sur place sont très inquiètes. Beaucoup pensent que leurs jeunes gens vont de nouveau être appelés à faire – ou refaire – leur service militaire.
Ceux qui refusent peuvent être soumis à des amendes ou à des peines de prison. La loi cubaine ne permet pas d’être «objecteur de conscience». Pour Ever (pseudonyme), un responsable d’église cubain, les jeunes chrétiens risquent de devoir se battre ou obéir à des ordres contraires à leurs convictions et croyances.
Interdiction de lire la Bible
Andrid (pseudonyme) est un responsable chrétien sur place, et son fils est en train d’effectuer son service militaire.
La dernière fois qu’il a eu des nouvelles de son fils, il devait suivre des formations sur les armes, faire des exercices de terrain et recevoir une «instruction idéologique» communiste. Il a dû arrêter de prier et de lire sa bible pour éviter les sanctions.
Comme beaucoup de Cubains, Andrid espère que l’état de guerre envisagé ne deviendra pas une véritable guerre.