Le 2 février 2025, plusieurs procureurs nigérians ont déposé 57 chefs d’accusation liés au terrorisme contre neuf hommes accusés d’avoir mené les violentes attaques contre la communauté de Yelewata (gouvernement local de Guma), dans l’État de Benue, le 13 juin 2025, au cours de laquelle au moins 218 chrétiens ont été tués.

Ces neuf hommes ont été inculpés lundi 9 février devant la Haute Cour fédérale d’Abuja. Selon les accusations, les prévenus ont tenu des réunions de planification, levé des fonds, acheté des armes et mobilisé des combattants dans plusieurs États avant l’attaque. Les accusés ont plaidé non coupables des 57 chefs d’accusation.

Le procureur général a déclaré devant le tribunal que les accusés, par leurs plaidoiries, avaient demandé une procédure accélérée pour leur procès. Le début du procès a été reporté aux 26 et 27 février 2026.

Un premier pas vers la justice

Selon John Samuel (pseudonyme), expert juridique de Portes Ouvertes pour l’Afrique subsaharienne, ces avancées doivent être saluées: «Demander des comptes et mettre fin à l’impunité est un appel que nous lançons depuis longtemps, tout comme les victimes de la violence au Nigéria. Nous saluons la décision du gouvernement nigérian d’ouvrir une enquête nous exhortons les autorités à en faire un précédent durable pour freiner la violence et l’impunité généralisée.»

Il ajoute que cette attaque est l’une des plus meurtrières de la région et ne constitue pas un incident isolé. «Les détails des accusations montrent clairement que ces meurtres étaient coordonnés et prémédités, et non de simples affrontements communautaires», conclut-il.